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Un petit tour d'Islande...

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  spiroule35 le Sam 10 Sep - 20:50

Ouais, tu nous fait toujours passer de très bons moments...et j'imagine chaque lecteur(trice) avec son petit sourire en coin - et pas que en coin d'abord !!! Razz - lorsqu'il(elle) te lit !!! Very Happy

Et puis, question photos et angles de vue aussi, on peut dire que tu possèdes ...un bon oeil !!! Bon, tu m'diras, ça vient surtout des paysages hein ??? Wink lol! lol! lol!

Au fait, tu parles d'un appareil compact mais aussi d'un grand angle...quéssesait ce genre d'appareil ???? Shocked A moins que je n'ai rien compris...ça m'arrive aussi !!! geek Aaaah, naïveté, quand tu nous tiens !!! cheers Laughing

Tes photos panoramiques, tu les as faites avec la fonction "panoramique" de l'appareil justement, ou avec ce fameux objectif "grand angle" ??? Ou les 2 d'aileurs...

En tout cas, on est tous vraiment ravi de ton fabuleux apport d'une grande richesse sur notre petit forum ici ! Wink Rolling Eyes

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Dim 11 Sep - 21:11

Merci encore :-)

@pourquoi2b : je ne sais pas quel est le souci, toutes les images font normalement 1000 pixels de large ou de haut (sans la bordure).
C'est pour une image en particulier ?

@spiroule35 :
Les panos sont fait soit par la fonction automatique de l'appareil, soit en manuel derrière mon pc. Les fonctions auto sont surprenantes d'efficacité et la qualité est bluffante (et presque tout le temps suffisante pour 1000 pixels de large).

Sur place j'avais un compact et deux reflex. Un zoom "multi-usages" sur l'un, un zoom grand-angle sur l'autre (les photos créditées binôme ayant été faites avec un autre appareil encore Embarassed ).
Le grand-angle est un objectif qui voit plus large que la moyenne, dans mon cas un zoom grand-angle qui va du très grand angle au grand angle normal.

ça donne des photos très larges qui accentuent fort les fuyantes :



Par contre ce n'est pas très adapté aux panoramiques je trouve, c'est trop large et les images souvent trop déformées que pour assurer un bon assemblage a posteriori.

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Dim 11 Sep - 22:18

pourquoi 2b, fais touche control et la touche -
ça te rétrécie l'image et tu en as la totalité.

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Mar 13 Sep - 0:49

JOUR 7 : Hitchcock a été en Islande, maintenant j’en suis sûr

Aujourd’hui : boucle nordique.



Ça fait qq kilomètres mais titine est en forme et j’aime bien conduire (même si ça me rend grincheux après un certain temps, pas toujours facile à vivre le yaourt aux ferments magiques).
Où sommes-nous en ce 7e jour ? Certainement pas en train de nous reposer après avoir crée le monde en tout cas. Se reposer n’est pas possible. Il fait beau, donc chaud (l’effet de serre façon Terrano). Il fait beau, donc on a envie de profiter de la journée aussi (même si parfois le matin c’est très très dur de s’en convaincre, on est feignasse où on ne l’est pas hein, c’est un métier, ça se travaille non mais).

Et donc on est où ?

Toujours à Asbirgy.

On laisse le T2 au camping pour « gravir » le canyon. Enfin, gravir consiste ici à monter sur la partie haute du canyon. Asbirgy a cette particularité d’être en forme de fer à cheval. Jamais à court d’une explication mystique, les Islandais, ou du moins une des sagas écrites à l’époque, raconte que c’est le cheval d’Odin, le dieux des dieux (avant le père du Nazaréen bien connu), qui a marqué de son fer le sol de ce qui allait devenir le canyon d’Asbirgy.

Balèze le cheval d’Odin.

Je ne résiste pas à vous préciser que le nom d’Odin se retrouve dans « mercredi » dans plusieurs langues germaniques : Wednesday en anglais, woensdag en néerlandais, onsdag en danois, norvégien et suédois (l'allemand et l'islandais employant en revanche des termes neutres, respectivement Mittwoch et miðvikudagur).
Enfin, d’après Wikipédia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Odin

(j’adore l’etymologie)

Bref :p (je vais encore me plaindre d’aller dormir tard mais bon, hein, si je digresse tout le temps aussi).

Asbirgy, donc.

La météo est donc superbe. Ce qui, en langage bifidussien se traduit par « il fait trop chaud et je vais encore me prendre un coup de soleil ». Vive la crème solaire.

La balade vers la partie surélevée au centre du fer à cheval est assez quelconque, finalement. Par contre, le sol est couvert de petites plantes.





Le sol est parfois particulièrement bien couvert.



Y’a même un pissenlit…



Enfin, quand je dis quelconque j’exagère. Assez rapidement, le point de vue devient plus intéressant et la forme du canyon apparaît enfin. Enfin, c’est vite dit. L’ensemble est assez imposant et la forme, de notre point de vue de fourmi, n’est pas la plus facile à capter. Yann-Arthus et son hélicoptère auraient sûrement une meilleure idée de la forme de l’ensemble.


(photo binôme)

(l’athlète décontracté qui grimpe en sifflotant, là, à gauche, c’est moi)



Les taches blanches ce sont les voitures et le camping… c’est dire s’il est dans le canyon !



Courage, on arrive au bout… (de quoi, on ne le sait pas encore).



Par contre on est informé que l’expression artistique façon tas de pierre n’est pas autorisée.



Oh ! Des arbres !

(encore ! déjà hier, en arrivant…)





J’adore les petites plantes qui couvrent le sol :-)

Finalement on arrive au bout du chemin.

On se trouve là au bout du creux du fer à cheval (le creux étant ici en hauteur, vu que c’est une empreinte). Et on admire la vue (on en profite pour se reposer).





C’est là aussi qu’on découvre qu’il y a carrément une route goudronnée en plein dans le canyon (je ne sais pas si c’est que la route soit goudronnée ou qu’elle soit dans le canyon qui m’étonne le plus…).

Je continue ma petite série sur les plantes qui couvrent le sol…






Avec parfois une sorte de lichen (du moins je pense que c’était du lichen)





Et toujours cette volonté de pousser partout, et de profiter de l’été éclair islandais.





Sur le chemin du retour, on croisera un couple qui nous a demandé si on n’avait pas trouvé des clés de voiture…

Pas de bol…

(ouf, je n’ai pas vu de clés de voiture sur les photos, ç’aurait été con…)

Oh ! Ben c’est qui au milieu ?



Titine, bien sûr !



(vous excuserez la qualité de l’agrandissement, je n’ai pas accès aux caméras magiques dont bénéficient les experts américains des séries télé).

Allez, encore une petite plante pour la route…



Et à propos de route, on emprunte justement celle que l’on voyait de tout en haut.

On aboutit ainsi à un parking, tout au bout du canyon, en cul-de-sac.

Parking sur lequel on croise un de ces nombreux monstres islandais à 4 roues.



(je parle de la voiture de droite :p)

Ce que j’aime bien dans ce genre de véhicule transformé, c’est le côté boîtes empilées, de plus en plus petites.

Et puis ça doit être super confort sur les pistes islandaises un machin pareil.

Quand je pense qu’en Belgique j’ai juste le droit à deux tailles de pneu pour mon T2… j’aimerais voir la tête du préposé au contrôle technique si un 4x4 islandais débarquait :p

Tout au bout de la route, donc, se trouve une forêt.

De bouleaux, certes, mais une forêt quand même.



Ça fait du bien de retrouver une ambiance de sous bois, avec ses herbes, ses fleurs, son ombre… On n’ira cependant pas beaucoup plus loin, je suis crevé moi. On va dire que c’est la chaleur.



A propos de chaleur, on était étonné de voir que sur place, dès qu’il fait un peu beau, tout le monde est habillé de court. C’est l’inverse d’Istanbul. A Istanbul, en octobre, les locaux sont limite en doudoune là ou toi tu profites de la température pour mettre ton t-shirt. Ici c’est l’inverse, c’est toi qui a le polar et les Islandais qui ont la jupette et le short.

Petit tour au visitor center, pour profiter de quelques explications sur les volcans et leur activité de cracheurs de cendres et puis zou, en voiture.



(« carotte » de terre, avec les différentes éruptions indiquées)

Si la plupart des ponts sont assez communs, certains sont beaucoup plus jolis.



Mais rarement à double voie.



Ah, d’ailleurs, en ce qui concerne les ponts.

On aurait pu faire, sur place, une série de photos sur les ponts et routes oubliés, désaffectés. Un peu comme si les Islandais prenaient un malin plaisir à refaire le tracé de la route régulièrement, mais juste à côté de l’ancienne. De l’ancienne route mais de l’ancien ont également. Il y a comme ça, dans le paysage, des doublons abandonnés.
Trop cher de détruire un pont pour en faire un autre lors du changement de gabarit de la route ?

Il ne doivent pas s’emm… au service des cartes d’Islande. Déjà que les volcans s’amusent à réorganiser tout ça de temps en temps…


On reprend la route 85 pour ensuite prendre la 874 vers le nord. D’ailleurs, sur la carte d’itinéraire, on dirait que l’on coupe à travers champs mais non, y’a bien une route :p


(photo binôme)

Sur le chemin, on tombe sur des champs entiers de lupin.

Evidemment, n’étant du genre à ne m’arrêter que si j’ai 3 panneaux 500 m avant qui me disent qu’il va y avoir un parking (et encore, si ledit parking est indiqué avec force flèches et néons multicolores,très important ça, les néons multicolores, mais non n’y voyez aucune allusion cachée, m’enfin vous êtes terribles quand même), je n’ai pas de photo desdits champs de lupin.

Mais sinon un lupin ça ressemble à ça :



Et bien ça en plein plein plein plein plein plein.

Le lupin c’est un peu le lapin australien d’Islande. Une fois introduit il a proliféré, proliféré…Il était utilisé pour lutter contre l’érosion des sols.

Finalement ça reste une histoire de lapins et de lupins sur des lopins (de terre).

[watchaaaaaa]




(photo je sais plus qui, mais je l’aime bcp celle-là)


Sinon, à part ça, on roule… (photos binôme)



Et donc on voit beaucoup de route…



Qui tourne, parfois…



… mais le paysage change, quand même.



On commence à voir nos premiers bois flottés.
Le bois flotté c’est du bois coupé à un endroit sur Terre, que l’on balance à la flotte et que l’on récupère à un autre endroit. L’idée étant d’utiliser les courants pour transporter le bois.

Y’en a plein les côtes ici. Par contre je ne sais pas si c’est du vieux bois (ça se fait encore le bois flotté ??) ou des brebis égarées, laissées là par des flots impétueux ou par un Capitaine Igloo débordé pas ses bâtonnets.

Bon bon, d’accord, wiki-time :p
Provenance du bois flotté :
• arbre ou branches d'arbres rejetés dans l'océan (ou toute autre importante étendue d'eau) charriés par les fleuves ou arrachés par les vents, les tempêtes ou les inondations ;
• éléments d'immeubles ou de maisons, détruites lors d'inondations, tempêtes ou tsunamis ;
• objets en bois emportés par la mer depuis la côte ou la plage ;
• restes d'épaves de bateaux en bois ;
• palettes, caisses ou grumes perdus par les cargos.
Ceci dit, on transportait quand même, voire on transporte toujours, du bois de cette façon. Même si cela semble plus fluvial que maritime.

Bref, y’a du bois sur les côtes.

Ils sont forts ces Islandais, il n’ont pas d’arbres (enfin, pas beaucoup), alors ils s’arrangent pour que la mer leur en donne.

Moi je dis, très fort.

Le paysage change, donc, et devient franchement côtier et isolé.





De temps en temps, un panneau nous avertit de manière très imagée qu’il ne fait pas bon déborder de la route…



En fait on est en train d’aller tout au bout de l’Islande, au nord du nord.

Mais on est toujours en Islande.

La preuve, y’a des moutons.



On finit par arriver à Raufarhöfn (si qqn a la prononciation, ça m’intéresse…).



Raufarhöfn que l’on dépasser car notre objectif c’est hraunhafnartangiui.
Non. hauronarfantanguy. Ah non. raufanarfantangui. Non, zut, toujours pas.
Bon ben, un machintangui.

Je vous mets la photo, ça sera plus simple Razz



Et qu’est-ce qu’il y a à hraiunfarantangui ?

Le point le plus au nord de l’Islande.

Ici, on est à 3.5 km du cercle arctique.

Même pas froid.

En théorie il y a un endroit encore plus près. Voire carrément sur le cercle polaire : Grimsey.
Mais c’est une île et le Terrano ne flotte pas, lui.

On va pas chipoter pour 3500 m (même moi je sais marcher 3500m, alors hein, bon, poupoune).


Hraunhafnartangi ça ressemble à ça :




Non, désolé, on ne voit pas d’ours polaire Razz

Mais un Terrano, si.



(encore qu’on pourrait confondre)

Notre but : aller jusqu’au phare de Hraunhafnartangi (le mec qui a inventé le copier/coller est un SAINT !).

C’est loin :



(le brol tout penché par la distorsion de l’objectif, c’est lui)

En plus près ça donne ça :



Mais il n’y a pas que du bois flotté, des vieux filets et des crasses en tout genre.

Il y a aussi des oiseaux.






Et des maisons très isolées (regarder Shining là-bas en hiver ça doit être flippant).



Et donc des crasses aussi.



(ici, une crasse russe)

Et des petites plantes, encore et toujours.



Et du bois flotté :



Et des petites plantes qui, décidément, colonisent tous les petits coins colonisables.



Ah, et des sternes.

A quoi reconnaît-on une sterne ?

Une sterne est un oiseau (premier indice : regarder en l’air).

Noir et blanc.

(ça doit être un oiseau qui a été inventé il y a longtemps, quand il n’y avait pas encore le technicolor).





Noir et blanc et légèrement irascible.

Irascible ?

En fait une sterne ça fait des ronds dans le ciel.
Nous, on marchait en dessous. En tout cas, pas loin.

Tranquilles.

Même pas menaçants.

On voulait juste aller jusqu’au phare.

Et là, c’est comme dans « La Haine », jusqu’ici, tout va bien.

Jusqu’au moment où tu franchis une ligne imaginaire mais qui, dans le cerveau stressé de la sterne, est une frontière bien réelle, entre la zone où elle te tolère et celle où tu deviens ennemi anti-œufs de sterne n°1.

Et là c’est toi qui stresse.

Parce que la bestiole te prend en grippe et t’attaque en petits piqués criards ponctués de tactactactactactac inquiétants. En fait elle en veut à ta tête.

Je suis prestement repassé du bon côté de la ligne de démarcation.
Je perds déjà mes cheveux, c’est pas pour me faire becqueter par une bestiole, fût-elle islandaise (y’a des limites à l’amour quand même).

Blague à part, elles sont censées attaquer le point le plus haut. Dans des endroits plus problématiques (Grimsey, justement), il est conseillé de se balader avec un bâton. Non pas pour jouer au base-ball avec la sterne en guise de balle (barbares, va !), mais pour que ladite sterne attaque le bout de bois ,plutôt que votre tête (subtile diversion).

N’empêche, c’est impressionnant.

De fait, il y avait un nid, pas loin. Enfin, pas loin, tout est relatif, la zone de protection sternienne est large.

En plus la voiture était loin…





Allez, c’est pas tout ça, on a faim nous.

Retour voiture.






On reprend la route, en sens inverse, pour revenir sur Raufarhöfn. On y croise de drôles de personnages. Entre eux et la sterne, mon cœur balance…





Stephen King a dû venir ici, un jour…

Pourquoi retourne-t-on à Raufarhöfn ?

Pour y manger, pardi !

Le Lonely y indique un très bon resto.

Très bon mais très mal indiqué. Il y a pourtant un panneau à l’entrée de la « ville » qui dit que l’hôtel en questio nous souhaite la bienvenue.

Après, démerde-toi pour le trouver Razz

On avait heureusement une photo dans une brochure.

Extérieurement ça ne ressemble à rien.

La porte d’entrée fait entrée de bureau d’entrepôt.

Mais ça vaut la peine de passer cette porte !

L’intérieur est cosy et l’accueil chaleureux (j’ai dit chaleureux, pas expansif Razz).

Menu ? Y’a pas. Mais il y a un buffet de poisson. Ou bien, si le buffet ne convient pas, on peut demander que le monsieur nous fasse un plat.

Dans le buffet :
- cabillaud sauce tomate/olives
- truite
- turbot

Super bon. Surtout le cabillaud.

En dessert : skyr / myrtilles / crème frâiche.

Rhaaaah.

Et une bière islandaise pour accompagner le plat (le monsieur était très fier de nous dire que cette bière, la Viking, avait gagné des prix en test en aveugle). C’est limite la meilleure bière du monde, c’est normal, elle est islandaise Razz

La vue sur le port depuis le resto…



L’hôtel…



On profitera du wifi de la maison, gratuitement.
On pourra même rester une fois la patron parti…

10.000 ISK pour deux. Ni cher ni bon marché. Mais très bon à manger :-)

On reprend la route, pour repasser devant le machin imprononçable et continuer un bout de chemin en direction de Kopasker.






On n’ira pas jusque Kopasker mais on s’arrêtera un peu en retrait de la route, pour dormir.

Il fait encore clair mais il est tard…



J’ai bien aimé le nord…

zZzzZZzzz…

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Mar 13 Sep - 21:38

on savoure, on savoure

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Mar 20 Sep - 2:07

JOUR 8 : des moucherons, où ça, des moucherons ?

(par contre je viens de voir un moustique juste à côté de moi, l’univers se venge, ne jamais le défier ouhlàlà)

Alors.

Aujourd’hui :



Je me rends compte que j’ai numéroté les jours comme une truffe.

En effet, le jour 8 du voyage est le 5 sur la carte (5e en Islande).

- - -

Je vous avais laissé le long de la route, tard le soir, après un repas-poisson délicieux.

Si on continuait un peu le chemin près duquel on s’était garé, on arrivait ici :



Une très jolie petite kriek, euh, pardon, crique (déformation nationale) se cachait là. On ne pouvait pas du tout la deviner depuis la route. C’est ça qui est magique.

Par contre vous aurez noté que la météo, elle, est devenue très islandaise, du moins dans l’image que l’on peut en avoir parfois.

Avec le recul, j’ai presque envie de dire : enfin Razz
(sur le moment même y fait froid et ça mouille).

Mais l’ambiance est là. Brumeuse, humide, sombre. Avec la route un peu râpée et les ptits piquets jaunes, seuls éléments un peu tranchants dans le paysage, c’est parfait :-)



On pourrait se demander si au bout de la route, il y a quelque chose.



Au début, avant Kopasker, la route est encore non goudronnée.





Je ne me lasse pas de vous la montrer…



Elle le devient, goudronnée, un peu avant d’arriver à la prochaine ville, là où la 870 devient la 85.



L’urbanisation rend les choses un peu moins dramatiques. Mais plus déprimantes Razz





(je vous présente donc la riante cité de Kopasker, en pleine brume à une heure indécente du matin, c’est-à-dire horriblement tôt, je crois que même pour aller travailler, je me lève pas si tôt).

Après un petit arrêt technique à Kopasker (c’est bien quand même cette habitude de mettre des toilettes partout), on s’arrête sur une aire de pique-nique pour petit déjeuner.



Eh bien même là y’a une histoire de bandit qui autrefois habita dans les montagnes. C’étaient des vrais repaires de bandits, les montagnes et déserts islandais !



J’aurais bien aimé avoir le temps d’aller grimper là-haut pour voir les vestiges dont ils parlent dans la plaquette. Il faut dire que quand on aime les vieilles pierres comme moi (je parle de vieilles pierres rectangulaires placées amoureusement les unes sur les autres pour en faire de grandes grottes modernes), c’est sûr que l’Islande ça manque un peu de répondant.

Heureusement qu’il y a les moutons. Et les paysages. Et les routes. Et le Skyr. Et les burgers.
Quoi, des burgers ? J’y reviendrai ;-)

Bref, j’aurais bien aimé aller y faire un tour.

Enfin, je dis ça mais… on entendait de temps en temps des genres d’éboulements. Ce qui est moyennement rassurant quand même. Si ça se trouve c’était Grettir le strong qui se réveillait.

Bon allez, on se remet en route, après un petit déjeuner de type gâteau au chocolat / café chaud mérité après avoir bataillé pour allumer le camping gaz (sérieux, c’est n’importe quoi, un tout petit peu de vent suffit par donner à l’allumage d’un camping gaz les allures d’une épreuve de zen attitude).

Direction : Husavik.



Sur le chemin on voit notre premier tracteur…


(photo binôme)

…et notre premier mout, cheval.


(photo binôme)

Husavik ça ressemble à beaucoup de villes islandaises. C’est-à-dire que c’est rarement très charmant de loin.



Même s’il y a de très beaux bâtiments.




(photo binôme)


(photo binôme)

Husavik c’est le point de départ des circuits à baleines (celles des océans, pas des parapluies, paraît qu’en Islande on utilise pas de parapluie, enfin si, y’en a qui ont essayé, mais on ne les a jamais revus).

Etant un port, on y trouve aussi beaucoup de bittes. Celles d’amarrage, bien sûr (coquins que vous êtes). Encore que, les animales ont leur musée, ici.
Car en effet, ici, à Husavik, il y a le musée le plus bizarre d’Islande, et probablement d’une bonne partie du monde. Les plus mauvais esprits pourraient dire que c’est normal de trouver ce musée dans le trou de c, euh, chgrumbl, du monde, enfin, hum, dans un endroit assez loin et isolé d’un point de vue européen moyen.

Bref Razz

Dooonc, Husavik est aussi très connu pour ça.

J’en parle j’en parle mais nous n’irons pas le voir. Un reste d’éducation chrétienne, sans doute.
Ou peut-être un intérêt très limité pour des morceaux de chair dans le formol (déjà que je défaillis en voyant des bocaux de rollmops, alors hein, vous pensez bien).

Husavik, donc.

On y fera la connaissance avec nos premières boutiques à souvenirs islandais. Une artisanale, vendant des pierres décorées en mouton ou des pulls typiques, une autre bien plus classique vendant tant des conserves avec de l’air islandais dedans (un sommet, celle-là) que des t-shirts ornés de sentences philosophiques comme « ég tala ekki islensku » (je ne parle pas islandais). N’empêche, y’en avait des drôles ;-)

Pas de musée du symbole mâle donc ni de tour à baleines.

Pour peu je me demande pourquoi je vous parle de notre arrêt à Husavik.
ça va finir en thérapie cette histoire.

On ne restera donc pas très longtemps sur place.

Un petit tour au port…



… un petit tour le nez en l’air pour apprécier la météo basse de plafond…



Et on repart.

Direction : Myvatn.





Littéralement, Myvatn veut dire « lac des moucherons ».

Pour ce que j’en avais compris Myvatn c’est super mais l’ambiance est hostile, un peu comme si on avait croisé les midges écossais avec les oiseaux d’Hitchcock, voire avec Aliens 2 (celui où il y en qui attaquent les humains par paquets de 10).

On avait même acheté des filets de tête, c’est vous dire à quelles bassesses complètement pas sexy ont était prêts à se livrer.

Myvatn, donc.

Première étape : les trous qui fument.

Le chemin nous fait passer devant une piscine, à la couleur particulièrement surnaturelle, qui autrefois servait de lieu de baignade avant je ne sais plus quelle modification du sol (genre une éruption) après laquelle l’eau est devenue plus propice à la cuisson du homard qu’au barbotage entre amis.



Une fois que l’on a pris un peu de hauteur, on peut apprécier le gigantisme du lieu.


(photo binôme)


(photo binôme)

Mais là, c’est un peu forcé, anthropisé, canalisé, industrialisé.

Mais ça existe aussi en « vrai » !



On est ici à Namafjall.

ça souffle, ça fume et ça sent horriblement mauvais quand on est dans le sens du vent.

Mais c’est beau.

Pour la petite histoire (oh ben oui tiens, c’est pas comme si je faisais dans le concis habituellement…), en cherchant l’entrée du site, on a failli prendre une sorte de chemin boueux, très boueux, et en plus très pentu.

Quelque part j’avais envie d’essayer mais à part quelques traces de pneus j’avais assez peu de preuves de la faisabilité de la chose.

J’ai bien espéré que le Jimny qui nous suivait aller tenter le coup mais en vain.

Bien nous a pris, car en fait, l’entrée se fait juste un peu plus bas, après le tournant. Avec une route bien goudronnée.

Tellement goudronnée qu’on voit plein de touristes avec des petites chaussures de rien du tout, plus habituées à la moquette de bus qu’au sol de Namafjall (c’est pas possible, ça doit être de l’argile arrosée à la superglu our coller comme ça).

Namafjall c’est un peu un zoo géothermique.

Il y a un sentier balisé et plein d’attractions.

Comme de la boue qui bloubloute :





(c’est là qu’on épuise son appareil à grand coups d’images/seconde pour essayer de capter le gros bloubloutage photogénique, évidemment ça na marche pas)

Des zones chaudes, voire très chaudes :



(photo binôme)

Des gueules ouvrant sur l’Enfer…



…une brume permanente qui encercle les pauvres touristes que nous sommes…


(photo binôme)

… des trous qui crachent de manière très bruyante et vigoureuse leur vapeur d’eau soufrée…





Le tout est très coloré.







Le paysage n’est pas en reste et regorge de tracés graphiques…



(j’ai d’autres photos avant et après qui démontrent la supériorité cinétique du Landcruiser sur le vélo)



Zorro est même passé par là (Olé, hombre, vamos a la playa, si !)



(hein que je suis bon en espagnol !)

Et toujours ces montagnes avec la tête dans les nuages ;-)



Et cette brume qui rendrait jalouse Londres elle-même.



Et ces petites fleurs, que décidément rien n’arrête.




(photo binôme)


L’alternance de zones colorées et de zones gris sombre donne un ensemble très mitraillogène ;-)






(photo binôme)


(photo binôme)







Bon bon !

J’arrête, vous avez vu à quoi ça ressemblait Razz

Ah, je vous parlais de la terre qui colle.

La voici :



Suis content d’avoir des bottines plein cuir qui n’a pas peur de la boue et une moquette de Terrano en pur plastique noir.

On peut même jouer à Yann-Arthus, Nicolas-séquence-passion ou Philippe (de Dieuleveut, pour les plus vieux qui nous lisent Razz) en s’imaginant photographier des canyons gigantesques (alors qu’on fait des photos du sol depuis une hauteur sidérante de 1,7 m, c’est ce que je dois faire tête baissée Razz).



C’était collant, un peu trop fréquenté à mon goût (mais je suis un grand asocial) et pas très photogénique dans son ensemble.

Mais quels phénomènes !

Une sorte de Mini-Europe* de la géothermie, en somme.


* pour les moins Belges d’entre-vous qui n’ont pas dû subir la publicité à la musique lobotomisante du parc en question, assortie d’un slogan sans faille de type « Mini-Europe c’est géant », Mini-Europe c’est une sorte de mini golf des monuments européens, tous reproduits en tout petit, histoire que l’on puisse déambuler entre eux en disant « oh maman regarde, la tour de Pise ! ». Je critique mais ça doit être parce que j’ai bien aimé quand j’étais….. petit. On brûle toujours ses idoles, que voulez-vous.

Après cette étape boueuse, direction Dimmuborgir.

C’est quoi Dimmuborgir ? Un ensemble quasi architectural de constructions d’origine volcanique.

Petite leçon :



Ce qui, en vrai, donne ceci :








C’est aussi ici que vivent les pères noël islandais, qui ont une tronche autrement plus espiègle que notre.



Mais ce qui m’a le plus impressionné à Dimmuborgir, c’est le mur ceinturant le chemin d’entrée.



On dirait de la tourbe. Mais c’est de la lave. Très forts, les maçons islandais.

Visiblement y’a du monde qui passe ici aussi.

Séquence conceptuelle :




Et sinon Dimmuborgir nous donne aussi une vue sur le lac Myvatn (après les îles Féroés, l’île île des moutons, voici donc l’autre pléonasme du voyage, le lac lac à moucherons).





Ce soir camping Bjarg, au bord du lac.

Camping sympa, varié dans ses emplacements, personnel sympa, serviable, commodités accueillantes et aux douches chaudes gratuites.

Je recommande. Et pourtant y’avait du monde.





Du monde et une ancienne jeep qui aimait regarder le lac…



Et les moucherons alors ?

Tu mets « moucherons » dans le titre et tu parles même pas de moucherons !
Ah non, c’est vrai.

Damned.

(je sais, je devrais faire scénariste, j’ai un sens inné du suspense).

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Mar 20 Sep - 19:10



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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Mer 21 Sep - 0:28

Attention, post super long ;-)

Jour 9 : burger, ranger & le camping de la vallée perdue ;-)

Comment ça ça fait une semaine que je n’ai rien posté ?
Y dort le Bifidusse ?
Il en a marre de l’Islande ?
Il est harcelé par des blondes en furie ?
Il a gagné au lotto et ça y est, il vit en Islande dans une maison rouge et bleue avec un comme seule voisin un paysage de fou qui varie tous les jours entre le très beau et le superbe à damner tout le Vatican en une seule fois ?
Il est tombé dans une pizza géante ? (NDLR : c’est pas totalement faux, ça, en plus j’arrive jamais à l’avoir bien cuite au centre, je mets toujours trop de garniture).

Eh non, rien de tout ça, mais la semaine a été chargée.

Si.

Mais voici le grand jour, le jour 9, celui du hamburger, du Ranger martyrisé et de Nils Holgersson sur son oiseau sauvage fendant la bise avec cette allure altière bien connue des oies sauvages !

(j’enjolive un peu parce qu’avec le recul, je ne vous cache pas que ça n’a pas été le jour le plus passionnant du voyage).

Par quoi commençons-nous en ce beau jour de juillet ?
Par une grasse matinée. Ah ben oui, on n’est pas du genre à se lever à 6h. D’abord j’ai pas les heures du matin avant 9h sur ma montre. C’est un montre spéciale faignasse.

Par quoi commençons-nous donc.

Carte :



Par Hverfjall (qu’on prononce Verfjalle mais qui doit se dire qqch comme Kverkial ou un truc pas logique du même accabit).

Immense cratère absolument immense. Et très grand. Et plutôt large aussi. Imposant, quoi.
Imposant mais pas spécialement enthousiasmant. Je dois bien avouer que je m’attendais à quelque chose de plus ébouriffant. Evidemment je suis un difficile à tendance blasée donc c’est sûr que bon, voilà quoi.

Mister Minéralité dans toute sa grandeur :



Marrant, maintenant je trouve qu’il a un peu une forme de baffle. ça doit être parce que j’ai Felix - Don’t you want me dans les oreilles là tout de suite. Vu la taille du baffle ça doit décoller les tympans à Saint-Pierre.

Ou la forme d’un œil, avec les ridules caractéristiques…

De là-haut (enfin, 10’ de montée, pas de quoi me tuer), on a une vue impressionnante sur la région.



Et notamment sur les trous qui fument :


(PB)


(PB)

C’est aussi là qu’on voit la grande variété de paysages que l’on peut avoir sur peu de distance, finalement.




(PB)

Et puis toujours cette végétation volontaire, qui doit se sentir parfois un peu seule dans cet univers de cailloux.




Rien à dire de particulier sur l’endroit, je crois avoir tout dit.
Ah si, c’est là je crois que j’ai vu les premières cheapjeep, ces voitures de location à bas prix (www.cheapjeep.is). Je ne sais pas ce qu’elles valent mais elles sont toutes vieilles (dit le proprio d’un Terrano de 15 ans Razz), allant du Ssanyoung Musso au Terrano justement, en passant par les Vitara première génération.

Allez, cratère de mon cœur, on a rendez-vous avec un Ranger à 14h nous.

14h ?

Oui bon, on s’est pas levé tôt-tôt quoi…

C’est la veille, « hier », donc, qu’on a vu à Dimmuborgir, une assez pauvre feuille A4 indiquant qu’il y avait des balades gratuites organisées par les Ranger, à Myvatn.
ça tombe bien, aujourd’hui est le jour de la semaine où ces balades sont organisées.

Nous avons donc rendez-vous près d’un hôtel de la région.

Enfin, c’est rendez-vous au niveau de l’hôtel…

Oui mais c’est l’Islande : c’est-à-dire qu’il y a de la place autour de l’hôtel.

Heureusement, des années d’addiction aux Experts de tout poils, de ceux de Mannhattan aux névrosés d’Esprits criminels, nous ont appris à avoir l’œil vif (et le cuissot dodu - attentio, référence Razz).
Nous repérons donc une voiture de Ranger (aka un Mitsubishi L200) avec un monsieur qui a l’air d’attendre qqn, près d’une barrière.
Bon, d’accord, on est aidé par le fait qu’on la vu la veille, mais quand même, je tiens à souligner notre perspicacité.

D’abord.

Il s’agira bien du Ranger vu la veille, le même qui avait un mal fou à nous renseigner sur les balades existantes dans le coin (ça commence bien).

Au menu du jour : les pseudo-cratères de Myvatn.
Un pseudo-cratère c’est ça :



C’est-à-dire une formation qui ressemble un cratère mais qui n’est pas un cratère. C’est que ça peut être sournois, des rochers.

Si j’ai bien tout compris, les pseudo-cratères sont le résultat de bloub-bloub de lave rencontrant un truc très froid comme de l’eau (c’est la rencontre qui fait bloub-bloub).
Bon,d’accord, dit comme ça c’est un peu niais, il faut bien l’admettre.

Wiki-version :
Un pseudo-cratère est une formation ressemblant fortement à un cratère volcanique mais dépourvue de cheminée volcanique. Les pseudo-cratères sont créés par des explosions de vapeur qui ont lieu lors du contact entre une coulée de lave et l'eau d'un lac.


(vous exagérez, c’est texto ce que j’ai dit, avec des mots scientifiques pour faire sérieux mais c’est kif tout ça).

La balade privée (car oui, on sera 3, nous et lui, c’est intime mais un peu triste pour lui et les Rangers en général, mais en même temps, vu la promo d’enfer qu’ils font…) sera cependant beaucoup plus botanico-zoologique que pseudo-cratérienne.


(PB)

On y apprendra aussi que l’on peut s’aventurer hors des chemins, tout en restant raisonnable (il y a un accord entre les autorités et les fermiers en ce sens).

Sinon notre guide d’un jour est jeune, il termine à peine ses études de biologie. Et c’est la première fois qu’il fait cette balade-ci.
Il nous racontera que la première fois qu’il est venu à Myvatn, il a été littéralement traumatisé par les mouches. La nuit, alors qu’il n’y avait plus de mouches autour de lui, il me disait encore les sentir sur son visage. Mais cette année, rien, ou presque.

On lui demandera aussi s’il connaissait un endroit sympa où boire un verre à Reykjavik. Car comme tout Islandais ou presque, il vit à Reykjavik. Et est né dans le Nord, si je ne dis pas de bêtises (mais si, le Nord, les ch’tis, la mine, les corons, Dany Boon et Renaud en agitateur social… Razz). Il nous dira d’un air que je qualifierais de sérieux pas intéressé que là où il vivait il était difficile de se passer de voiture. Et que vu la législation islandaise sur le sujet, boire, ben, non. Ce n’était de toutes façons pas spécialement son truc (ceci expliquant, peut-être, cela).

Mais non on ne pense pas qu’à pinter en Belgique, on pense aussi à manger (quand on ne se passionne pas pour les interminables discussions politiques du moment, enfin, se passionner, je suis sûr que DSK a plus passionné les téléspectateurs belges que les tribulations institutionnelles de notre bien compliqué pays).

Balade botanico-zoologique donc.

Le très présent thym rampant.



Les oiseaux sauvages, Myvatn étant une sorte de paradis à oiseaux.





Dont le grèbe huppé.



(enfin, je pense, je suis plus doué en reconnaissance de bagnoles que dans celle du grèbe huppé)

Celui-ci ayant des yeux particulièrement flippants. Genre injectés de sang, façon cerise des salades de fruits, rouge du sang d’un touriste fraîchement bouffé et picoré au fond du lac (voilà un sujet pour une version gore d’un roman d’Indridason, auteur à succès islandais que je vous conseille).

Myvatn, donc.



Si je mets les panos en plus grand, il n’empêche que la projection réalisée donne l’impression qu’on est au bord d’une grande piscine. C’est plus grand, ouvert, respirant et développé en vrai.

Ceci donne peut-être une meilleure idée de ce que l’on peut voir sur place :



ça me fait penser que dans le guide, ou sur une affiche du visitor’s center, était écrit : « Pourquoi parle-t-on tant de Myvatn ? » (qqch du genre). Je dois bien avouer m’être un peu posé la question aussi, l’endroit m’ayant parfois plus laissé l’impression d’un grand rassemblement d’attractions. Un peu comme Namfjall, sans doute… qui fait partie de la région. Ou alors c’est le nombre important de touristes (enfin, c’est pas Middelkerke en juillet hein - les habitants du Sud de la France ma pardonneront cette référence Razz) qui me fait dire ça.

Bon allez, je mets le nez dans la verdure, j’aime ça.


Elles sont pas mimis les tites plantes grasses islandaises ? Mmmh ?



Ah, et sinon il y a aussi bcp d’Angélique sur place.



Mais pas la même je pense que celle que l’on utilise pour faire la liqueur éponyme (oui oui, éponyme est sans doute employé ici à mauvais escient mais il est trop tard pour que j’arrive à comprendre l’utilisation exacte du mot, d’autant que parler de la liqueur ça m’a donné envie).

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de goûter de la liqueur d’Angélique (mais non pas la Marquise des Anges, voyons), c’est un peu comme de la Chartreuse Verte, en moins agressif.

Bon allez, santé.

(‘tain, elle perd sa belle couleur verte et elle commence à sentir comme l’alcool que j’utilise pour nettoyer mon clavier, il est temps que je l’achève Razz)


Nous laisserons notre Ranger retourner à son bureau, après une balade d’à peu près une heure.
A la fin de la balade, on avait l’impression qu’il attendait quelque chose. La balade étant gratuite et les pourboires pas spécialement d’usage dans le pays, on a juste dit au revoir… j’espère qu’il n’attendait pas quelque chose d’autre :-/

Je recommande en tout cas ce genre de balade. Celles des Rangers sont souvent assez peu nombreuses mais celle-ci valait le coup.

Bon, c’est pas tout ça mais on a faim nous !

On file à Dimmuborgir pour aller y manger un Dimmuburger totalement excellent.
Je vous l’ai peut-être déjà dit, mais maintenant mon classement est fait.

Dans le monde de la crasse à deux buns, il y a :

1. Les burgers islandais







6. Le burger King.





Et très loin derrière :

22. Le Quick.



Pas de bol, j’habite à 5’ d’un Quick et à 3 jours du premier burger islandais.

Fichtre.

(et vous savez qu’il y a UN seul Burger King en Belgique ? Dans une base militaire non accessible au public ! C’est de la provocation !).


(non mais je manger des trucs sains aussi, faut pas croire)
(bon d’accord ce soir c’était pizza)
(et hier une fondue formage)

Hum.

Ok, mauvais exemple.

(…)

Dimmuburger, donc et truite saumonée genre fumée à la lave sur du geysir bread, une sorte de chaînon manquant entre le pain noir allemand et le pain d’épices. C’est limite meilleur que le burger. Deuxième raison, avec le Skyr, d’emmener un vrai frigo la prochaine fois. Trop bon la truite locale.

Curieusement je n’ai pas fait de photo du burger. La faim, sans doute.
Mais j’ai fait le dessert.



Oui, je sais, c’est salaud de montrer ça.

Et non, lécher l’écran ne fera que vous court-circuiter la langue Razz

Après ce petit repas arrosé, comme il se doit, d’une demi-litre de Pespi, direction Viti.

La route nous fait passer par une improbable construction se révélant être la Krafla power station.

C’est donc ici ces tuyaux surréalistes !







Le panorama est géométrique…



Un peu d’explications sérieuses, pour une fois :



Malheureusement, c’est fermé quand on passe, sinon ça se visite.

Là on passe une sorte de champ de lave, le long de la route vers Viti (ou au retour du Viti, je ne sais plus :-/).

Viti, son cratère (je suspecte que viti veuille dire caldeira…) et son eau aux couleurs trafiquées d’origine.




(PB)



(celle-ci est un peu retouchée)



Et bien sûr, de la neige !!

Tout en haut il y a un vent assez terrible. Moins terrible qu’à l’avant du bateau, mais pas mal quand même. Note pour moi-même : le mouchoir encapsulant le micro n’est pas suffisant pour marquer le bruit du vent).


J’adore les montagnes alentours, la légère brume et le découpage de l’ensemble…



Ou les routes qui tracent des lignes dans le paysage…



Sans oublier les taches typiques du coin, qui font un peu caca de pigeon géant mais bon, on dira que les couleurs sont chatoyantes…





Après viti et son décoiffage en règle - on y croisera un cameraman faisant des plans du coin - direction Höfdi.

Je ne sais pas qu’elle est la particularité de cette réserve naturelle, mais j’en avais vu des photos et avait envie de la voir en vrai.

ça commence mal : il faut grimper ! Razz



Mais la vue est sympa de là-haut.









J’adore les petits îlots ;-)



Le coin est assez « boisé ».





On ne s’attardera pas, ce soir on veut s’approcher d’Akureyri.

On croisera la Laxa. Il paraît que l’on peut y pêcher le saumon mais que le permis est très cher.



Allez, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas montré Titine Razz



Qui nous mènera, le long de la route 1 à ceci :



Vue de loin elle fait un peu pitié, mais on a ici la Reine des Chutes islandaises.
La superbe, la magique, l’envoûtante Godafoss…



Malheureusement le temps est à la bruine. Et la bruine du ciel ajoutée à celle de la chute donne une atmosphère d’après-douche, mais en franchement plus frais.

J’accumule les photos floues et celles rendues inexploitables par l’abus de gouttelettes sur l’objectif. Parce que si j’avais de quoi protéger l’appareil, évidemment, l’objo se prend toute la bruine, qui adore se promener à l’horizontale ! Je passe mon temps à essuyer la lentille frontale.



On voit, sur place, un écriteau dont on ne sait évidemment pas ce qu’il raconte.





ça doit vouloir dire, au choix :
- ici, Erlendur Gudmunson a posé la première pierre du centre commercial de Godafoss en 2008 (heureusement arrêté depuis)
- ci-gît un touriste belge imprudent qui voulait absolument faire des photos depuis le piton rocheux
- comment les Islandais on « renié » leurs Dieux au profit du Nazaréen dont j’ai déjà parlé Razz


Mais revenant à sa Majesté…


(PB)

Je serais bien resté là, juste à regarder, encore au moins une heure. Ou la demi-journée. Ou la journée entière. Elle est fascinante !



(série « Bifidusse joue avec Photoshop »)

Mais il se fait tard et l’on doit se remettre en route.

On finit par échouer près de se panneau, en bordure de route 1 :



(toujours prendre une photo du panneau, ça peut toujours servir)

Mais attention, c’est sournois !

Parce que sur la route, on verra un camping, puis un autre. Mais de l’autre côté de la rivière.
Hors, on ne voit pas de pont.

Ah si, on voit un pont, fugacement.

Mais pas de routes.

Ou bien si, mais petites.

Après un aller-retour infructueux, on tentera l’une de ces petites routes.

Pour aboutir dans un cul de sac privé.

J’irai demander à un gamin/ado mon chemin. En anglais. Car en Islande, dès 8 ans, ils sont bilingues j’ai l’impression !

L’ado en question me faisait vraiment penser à cette pub de 66° North où l’on voit un gamin, l’air décidé, disant qqch comme « gardez pour vous vos manettes et vos jeux vidéos et donnez-moi une balle ! », le tout sur fond de bruine un peu comme ce soir de juillet.

Il nous expliquera que le pont que l’on a vu existe bien (ouf) mais qu’on ne peut pas le prendre (visiblement c’est un pont pour piétons).

Ah bon.

On doit continuer notre chemin et prendre à gauche, un pont, mais bien plus loin.

On sera pas les seuls à chercher, on suivra un moment deux voitures qui faisaient des allers-retours infructueux comme nous.

Le plus drôle c’est qu’il était censé y avoir, suivant le panneau, une route parallèle à celle que l’on avait prise et qui aurait dû atteindre le camping. Mais ça ressemblait plus à un portail de propriété privée qu’à une route… (parce que oui, on a fait demi-tour jusqu’à la route 1 aussi).

On arrivera finalement assez tard à Vaglaskogur (en réalité Vaglaskogur c’est le nom de la colline / pan de montagne du coin). Le camping est sympa, plutôt bien caché donc, et relativement peu fréquenté. On se trouvera un bout de pelouse qui sera notre royaume pour la nuit. Toutes les indications sont en islandais à part qq infos en anglais.

Le camping est plutôt bien tenu même si les toilettes auraient pu être plus accueillantes (pas vraiment éclairées).

Pas de douches cependant, elles sont près du magasin.

Soit à un ou deux minutes en voiture quand même Razz (on s’en apercevra le lendemain).

Repas simple, cassé en deux en étant assis dans la voiture, à l’arrière (essayez de casez 1.87m dans 1m de haut, vous verrez, c’est pas simple si du moins on tente de conserver une certaine intégrité physique audit mètre 87).




JOUR 10 : Mon Dieu, une ville ! Des maisons ! Et des restrictions de parking !


Je ne devrais pas vous habituer à poster deux jours de suite, vous allez vous habituer et ça, c’est jamais bon (on en a envoyé en cure pour moins que ça).

(ça y est, j’ai « Boys don’t cry » en tête maintenant)

(sisi, y’a un lien Razz)


Comment donc ? L’urbanisation a-t-elle gagné notre camping paumé pendant la nuit ?
Que nenni, mais aujourd’hui, nous allons à Akureyri.




Akureyri c’est considéré comme la capitale du nord de l’Islande.

Pensez donc, il y a quand même 13.000 habitants.

Soit moins de la moitié de ma commune mais bon, hein, c’est l’Islande ;-)

Ici 13.000 habitants c’est Manhattan.

Mais nous quittons d’abord notre petit camping.



Où l’on avait dû sortir la protection « pluie » vu le temps qu’il a fait (le parasol sur le côté ça sert à empêcher la pluie de rentre par la fenêtre laissée entrouverte pendant la nuit, histoire de respirer un peu et de ne pas transformer le T2 en aquarium géant).



Ce qui est cependant particulier en Islande, c’est le manque parfois total de contrôle, ou presque.

Ici on a l’habitude de ne pas faire confiance. Ou en tout cas, de se méfier.
Pas plus tard qu’hier on m’a demandé de laisser mon sac à dos à l’entrée du magasin.
Vous me verriez, on me donnerait le bon Dieu sans confession. Car par définition, un Bifidusse c’est gentil et mignon tout plein.

Bref.

Le contrôle, donc, ou plutôt l’absence de.


Une personne est censée passer pour venir collecter les paiements pour le camping.

On est arrivé tard, on a vu personne. Jusque là : normal.

Mais le lendemain, rien non plus.

Pourtant, vous avez bien vu qu’on est pas du genre à se casser à l’aube.
J’ai bien vu au loin qqn qui venait visiblement remettre du PQ dans les toilettes mais qui visiblement ne s’inquiétait pas beaucoup de la perception de la dîme du camping.

En clair, on a été jusqu’au shop demander à qui il fallait payer.
Pour le même prix - ah ah - on se cassait sans payer.

Et c’est bien au shop qu’il faut payer. La dame, assez âgée, ne parlait pas anglais. Elle me désigne une petite fille qui devait être sa petite fille, justement.
Aaah les jeunes générations anglophiles ;-)

Un petit coup de fil plus tard, voici le monsieur préposé aux tickets de camping qui encaisse le montant faramineux de 1900 ISK (soit même pas 12 €).

J’ai même un reçu.

Wunderbar.

Allez hop, ça fait bien 10h qu’on n’a plus roulé, faudrait pas qu’on s’habitue à rester sur place.

Direction : Mannhattan, donc (mais si c’est logique, suivez un peu Razz).

La route fourmille de paysages fantastiques. Des panoramas en veux-tu en voilà. Réveillez le lithium-ion, va y’avoir du pixel engrangé.

(va y’avoir du spooort et moi j’reste tranquille)
(désolé, c’est pour me sortir Boys don’t cry de la tête).


(PB)



Et des genres de montagne au toit plat.




(c’est un peu brumeux-fadasse mais je n’obtiens rien de fameux en chipotant mes courbes et niveaux).
Et des genres de petites avancées…



à bateau…


(PB)

Et encore des paysages à couper le souffle…


(PB)


(PB)

Et on arrive finalement à Akureyri.
Enfin, on se dit qu’autant de maisons à la fois, ça ne peut être qu’Akureyri (quand je vous dis que se perdre en Islande c’est pas facile).

(en tout cas sur la route, j’ai pas essayé le désert intérieur sous la tempête et à pied, vous me connaissez maintenant).


(PB)




(PB)

Le plus étonnant est la route qui coupe le fjord.

Moins impressionnant que certains ponts mais franchement terrible quand même.


(PB, d’une vidéo)

Et donc Akureyri, nous voici.


(PB)

Akureyri c’est, pour les plus anciennes parties en tout cas, un concentré de maisons bois/tôle ondulée qui ont un certain style.

Vu que là on avait presque oublié ce que c’était une maison, je vais vous en mettre qq-unes…


(PB)

Sinon Akureyri c’est aussi un système de parking que le Lonely Planet trouve étrange.
Le parking n’est pas payant mais il faut, en effet, placer un disque, derrière le pare-brise, indiquant l’heure à laquelle on est arrivé. Le stationnement étant limité à une durée indiquée sur les panneaux routiers, à commencer à l’heure indiquée donc sur le disque.

Ouais, un disque bleu, quoi !
Le truc que tu vas changer en douce pour en changer l’heure sans bouger la voiture histoire de rester plus longtemps… (quoi, vous faites pas ça en France ? Razz).

Islande oblige, il paraît qu’un papier sur lequel on indique l’heure est également valable.
(essaie en Belgique, tiens !)

Je mettrai donc mon disque, belge et trilingue, sur le tdb.



La météo est ensoleillée, pour changer, ce qui fait ressortir les couleurs bigarrées des petites maisons d’Akureyri.



On s’arrêtera manger une glace chez Brynja.
Les meilleures d’Islande paraît-il.



Que je vous raconte.

On rentre.
Déjà, c’est minuscule. Bon, on dit rien, on vient de Belgique, on va pas la ramener question taille.

On passe un certain temps à décrypter la carte des goûts, car tout est écrit en islandais.

On a presque choisi que la serveuse, qui a bien remarqué qu’on est pas des locaux (pourtant gamin j’étais roux, je vois pas à quoi on a été repérés), tourne la carte pour nous montrer la même chose, en anglais.

Hum.
(on a l’air un peu biesse de ne pas avoir pensé à retourner la carte)
(on va dire que c’était parce qu’on voulait apprendre l’islandais)
(en mangeant des glaces, tant qu’à faire)

Bref, on affine notre choix grâce à Shakespeare (chocolat or not chocolat, la question ne se pose pas).

Une fois le choix effectué (pas facile, y’a une chiée de goûts, pardon, un nombre invraisemblable de saveurs), on l’énonce à la charmante jeune fille.

Qui nous fait comprendre que ce qu’on demande, c’est des sirops à mettre sur les glaces et que comme goûts, elle n’a que fraise, vanille et chocolat.

Argh !

Moi qui rêvait d’orange, me voilà marron (ouarf !)

Cerise sur le gâteau - restons dans l’alimentaire mon chez Watson - la glace c’est de la soft ice.
Mais si, la soft ice, le machin qui est chié - encore ! désolé - par une machine façon parc d’attractions ou Ikea (ça ressemble, vous avez raison).

Par contre, si les goûts de base sont plus que limités, il y a possibilité de plein de trucs dessus et même de la tremper dans le sirop.

Oui oui oui oui…

Je veux pas faire dans le dénigrement mais moi je vais rester du côté italien de la glace, hein…

Allez, côté vieille tôle et vieux bois, on a la plus vieille maison d’Akureyri, d’un riche Danois si je ne dis pas de bêtise, datant de l’époque où Aku était moins urbanisé avec sa population affolante de 10 personnes.



C’était en 1835.



On continue notre petit bonhomme de chemin…



… jusqu’à la rue commerçante…



L’église…







La nature n’est jamais très loin.
Le drapeau islandais non plus Razz



(pris depuis les escaliers menant à l’église)

Quelques maisons encore///





Et une preuve que l’on exagère beaucoup le climat islandais !

Regardez-moi ça, c’est pas une température estivale ça, hein ?



Quand je pense que certains sont restés en Belgique pour avoir à peine qq degrés de plus et bcp plus de flotte ;-)

Bon !

Il est temps de manger.
Notre premier fish & chips.



(mais non c’est pas gras, qu’allez-vous inventer encore)

Je fais un peu de pub pour Coca au passage, ils sont de toute façon partout, du cercle arctique au fin fond du pays Bushmen.

Leur fish & chips est un peu décevant je trouve. Très bon de goût, mais trop beignetisé pour moi. Je préfère la version anglaise, moins entourée de pâte et surtout, accompagnée de salt & vinegar, mmmhhh :-)

Ici c’est servi avec de la sauce cocktail. Parce que oui, c’est les Islandais qui ont inventé la sauce cocktail (après avoir découvert les Etats-Unis, donc ;-))

Sinon j’en profiterai pour faire qq emplettes.
Des écharpes en poil de mouton qui gratte.
Et des CD.

J’ai un nouveau gimmick en vacances : je vais chez un disquaire et je demande ce qu’il y a comme musique rock, électro et rap. Locale.

J’ai écouté le groupe de rock que l’on ma recommandé mais ce n’était pas transcendant.
Le rap était pas mal. Mais le mec n’était pas sûr en me tendant le CD que c’en était. Les Islandais écoutent du rap, mais pas le local. C’est assez rare faut dire. Et un peu… comment dire… kitsch Razz (pour le look, la musique étant assez classique dans le genre).



(hein que la pochette elle donne envie !)

La découverte la plus sympa étant GusGus, de l’électro.

ça nous changera déjà de ce qu’il y a sur la clé usb dans le T2…


Sinon Akureyri c’est une petite ville bien sympa. Question taille c’est parfait. Juste ce qu’il faut. L’ambiance est décontractée. Il y tout ce qu’il faut en services et commerces (en tout cas pour un touriste ;-))

Et dans la rue, des artistes singeaient les passants (comme dans les caméras cachées, les passants sont suivis et imités).



On passera aussi par une librairie-café à la Starbucks (Te & Kaffi).



Où je verrai des romans d’Indridason… en français.

On profitera aussi du wifi gratuit.

Car on doit se décider : va-t-on dans les fjords de l’ouest comme initialement prévu où va-t-on vers Kerlingarfjoll ?

C’est le soleil qui décidera…
(suspense insoutenable, comme d’hab Razz)


On reprend donc la route.

(toutes photos Binôme sauf le paquet de chips Razz)





Sur la route, un popo qui se fait pousser (rhoooooh, mais non ce n’est pas une subtile tentative de faire dans le scato, comment vous me voyez, quoi, franchement…)



(le popo étant donc le petit nom familier des Transporter VW suivant les Minibus hippies T1 et T2).

Le ciel se montre très photogénique…



Le soleil, quant à lui, inondant de ces rayons des morceaux de montagnes…





Et je ne résiste pas à profiter de la pléthore de pixels pour isoler cette maison et cette église, dont on dirait qu’elles ont été faites en même temps ;-)



On s’arrêtera à Varmahlid, au croisement de la route 1 et de la 75, dans un camping farmholiday. On a d’abord été voir plus haut, mais le camping ne me plaisait pas.

Celui-ci est étonnant.

500 ISK par personne et on a :
- toute la place qu’on veut ;
- une douche chaude gratuite ;
- un hot-pot ;
- des toilettes ;
- une immense salle avec deux cuisinières, des tables… le tout dans un style très vieux brols qu’on utilise plus mais tout fonctionne sauf le grille-pain. Y’a aussi un frigo. Et plusieurs fauteuils et divans de seconde main.

Seul bémol : le terrain a beau être grand, on est quand même en bordure de route 1.
Certes c’est l’Islande, mais il y a quand même un peu de trafic.



Allez, petit repas précédé des chips quotidiens.



Belges, bien sûr (vous ne saviez pas que la Belgique était le pays des Tortillas ? ça doit être l’influence de notre précédente reine, Espagnole ;-)).



Bon, certes, c’est pas ce qu’il y a de plus transcendant mais je ne résiste pas à vous montrer le combo douche-toilettes, celui qu’on voit dans presque tous les campings et lieux publics.



Le hot pot est derrière.

Et moi je vous dis bonne nuit ;-)

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  pourquoi2b le Mer 21 Sep - 11:22



c est magnifique...
un régal... du plaisir... que du bonheur... à lire et à regarder.....
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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  camegonfle2b le Mer 21 Sep - 15:59


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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  jerome le Mer 21 Sep - 23:29

c est vraiment super beau ca donne envie d y aller faire un tour super reportage photos
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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Dim 25 Sep - 18:30

merci beaucoup, on se régale, c'est le top !!! merci pour tous ces détails et tes commentaires, trop fort

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Sam 1 Oct - 18:38

Vous avez l'air de toujours aimer, je continue Razz ;-)

Jour 11 : quand t’es dans le désert (depuis trop longtemps)


Les plus trentenaires d’entre-vous viennent de me maudire pour leur avoir rappelé ce succès interplanétaire de Jean-Pierre Mader.

(…)

Ah non, excusez-moi, de Jean-Patrick Capdevielle (rendons à Jean-Patrick ce qui appartient à Jean-Patrick).

(je les confonds toujours ces deux-là)

(alors que franchement, qui confondrait Samantha Fox, Sabrina et Madonna, hein ?)

Donc, aujourd’hui, journée désertique.



Nous quittons notre maître-achat des campings et sa riante salle commune.



(les vélos c’est pas nous, ne rêvez pas, vous ne verrez pas mes mollets)

Nous quittons ?

Oh là !

Pas si vite, pas avant un petit-déjeuner !
On a déjà essayé de partir sans manger. Si. Mais on en reste traumatisé. Donc maintenant, on mange. Et on prend du café. Même soluble. Ça a un effet très positif sur mon grognomètre.

Exemple de petit-déjeuner roboratif façon « supérette islandaise »



Et qu’avons-nous sur la table ? Du pain mou dans son sachet en plastique, de la confiture locale, du saucisson (français, italien, chorizo… au choix, tous islandais de toutes façons) préemballé (depuis que je suis rentré je mange moins de charcuteries, on se demanderait pourquoi tiens Razz), des roulés à la cannelle (les mêmes que chez Ikea), du Skyr, du café en poudre (à snifer à la paille) et bien sûr, le súkkulaðikaka ! (nan nan nan, n’espérez pas que dans un moment de faiblesse je m’abaisse à refaire dans le pipi kaka ou dans le footballissime, du tout, vous ne m’aurez pas cette fois-ci, vils personnages que vous êtes).

Tout cela se marie à merveille, surtout le café soluble et le pepperoni, un enchantement des papilles.

Allez zou, sur ces quelques considérations alimentaires (culinaire ce serait un poil prétentieux), partons à la découverte de la région.

On commencera par prendre la route 75 vers Glaumbaer et son Bokrijk local (référence belge, enfin, flamande. Donc encore belge. Même si… Razz).

Glaumbaer est un ancien complexe fermier. Deux bâtiments sont positionnés à proximité, les bureaux et le tea-room. Ces deux bâtiments ont été importés d’autres endroits en Islande. L’un d’eux a même sacrément la bougeotte puisque le panneau nous explique qu’il en est à son 7e « lieu de résidence ». Watcha, ils ont des maisons à pattes, les Islandais ! Razz



Le coin accueillait visiblement d’autres bâtiments à l’époque (12e S.).
Par contre je ne sais pas de quand datent les bâtiments actuels (la ferme, les deux maisons à pattes étant du 19e).

Photos de la maison à pattes servant de bureaux :





Détail du toit végétal :



(ça revient à la mode actuellement, notamment pour des questions d’isolation de la toiture)

J’imagine, à l’époque…

Hé, Bjorn, je vais faire un kaka pour les 3 ans du p’tit, tu veux pas monter au grenier aller me chercher un peu de thym ?
Bien sûr ma Sigrun chérie !

Bref.

(je n’aurai pas tenu longtemps dans le bon goût et la finesse)
(pauvre de moi)


Les bâtiments de la ferme vous les avez sûrement déjà vus…





Tous blottis les uns contre les autres. Et tous communiquent !

On visite d’abord les bâtiments extérieurs… (entrée libre et gratuite)


Le bâtiment est raisonnablement droit pour son âge, c’est mon grand-angle qui tord un peu l’histoire Wink

Derrière les bâtiments de la ferme se trouve l’église de Glaumbaer.





(oui, je m’amuse Razz)

Dans les bâtiment en eux-mêmes, l’ambiance n’est pas à la lumière… on est même franchement du côté obscur de la ferme.

La maison a des yeux…



Brrrr…

Vous aurez également noté que j’ai un certain mal à ne mettre qu’une seule photo de l’endroit…







J’ai été marqué par une photo d’église avec un toit rouge avant de partir, du coup je joue de la souris façon petit capuchon rouge…



Bon, et cette ferme, vous y rentez ou vous restez dehors à faire des photos truquées ? Hein ?

Bon bon bon, on rentre, on rentre…

On pourrait classer l’intérieur en deux parties, une sombre, basique, tourbeuse, liée au travail en lui-même. L’autre, moderne, boisée, lumineuse, dédiée à la vie sociale (je résume).

La partie sombre :



(un couloir étroit et obscur…)
(au fond de ce couloir un porte entrouverte…)

(un mars à celui qui trouve)
(un mars, ahah, subtil !)
(quel indice)

Partout, des petits mots doux.



Mais vraiment partout. J’ai la flemme de faire un petit montage mais j’ai fait plein de photos de ces petites notes (la flemme et puis vous allez me tuer si je passe du temps à faire ça plutôt que de montrer le reste du voyage, je vous connais maintenant Razz)

Sombre, que je vous disais (y’a pas que le contre-jour, c’est vraiment pas très lumineux à l’intérieur)



La salle des tortures…



Et un patin à glace ???



La partie lumineuse…



Et, au mur, des illustrations d’époque.



Je m’intéresse plus particulièrement aux inscriptions en bas de la photo.



Vous pensez qu’il y a un lien avec l’actuel ?

Ce qui me fait penser que je suis revenu avec un livre qui s’appelle « Islande en vue », reprenant commentaires et photos de photographes islandais venus en Islande essentiellement pour faire des photos assez techniques liées à l’utilisation de l’Islande comme comptoir de pêche et comme source de matières premières diverses.



Je vous le conseille, surtout pour ses photos anciennes (dont les premières sont carrément des daguerréotypes, du nom de l’inventeur de la photographie, c’est vous dire si on était loin du mégapixel).

Vue sur l’extérieur : les fenêtres ont des poils.



Et comme les bâtiments sont collés les uns aux autres…



…on a un joli enchaînement de fenêtres misenabîmo-matriochkaïen.



Comme les bâtiments sont d’époque, les lits aussi.

D’accord ça date du 19e. D’accord, les êtres humains étaient plus petits que maintenant. Mais quand même, faut dormir recroquevillé pour dormir là-dedans ? Un Terrano c’est grand luxe à côté.



Enfin, dans le T2 je n’avais pas des caisson aussi joliment décorés !



Je me taperai deux fois la tête sur une poutre sournoise avant de rejoindre le couloir étroit et obscur.

Pour y retrouver la salle où l’on cuisinait / préparation je ne sais plus trop quoi (‘tain, j’aurai dû faire une photo des explications en allemand, je ne sais plus où j’ai mis le petit prospectus qui expliquait la fonction de toutes ces pièces, c’est qu’il faut que je range chez moi, ben oui, c’est aussi pour ça que je mets du temps à faire ce compte-rendu, et que ceux qui me lisent et me connaissent arrêtent de rire, c’est vrai d’abord que je range entre deux séries télé, voilà, comme ça vous savez tout).





(oooh, un halo de lumière lumineuse)

(et un coffret, dans la pièce de devant, pièce à vivre)



Cette même pièce est munie d’une porte dans le mur, à côté du lit imbriqué dans ledit mur.
Cette porte mène à petit escalier qui mène à la pièce du dessus.

J’adore ce genre d’escalier caché, j’veux l’même chez moi !

Dehors, l’église est toujours là… :oops :




(PB)

Elle est toute mimi à l’intérieur (une des rares églises islandaises que l’on trouvera ouverte)



Un piano en bois, touches comprises (c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’éléphants en Islande, pas assez d’herbe à brouter, les moutons font la loi ici, faut pas croire)



Allez, dernière petite vue avant d’aller casser la croûte au tea-room.



Tea room qui fait tea-room, donc (inspiré le Bifidusse)



(je présente par avance à toutes les filles qui lisent ce compte-rendu, montrer de telles choses n’est pas gentil, je sais, moi c’est les burgers, je comprends, d’ailleurs Quick vient de ressortir le Super Swiss, quand craquerai-je ?)

A propos de Swiss, visiblement ils aiment bien les coffres ici aussi.



A l’étage, une petite expo sur le café et la vie à l’époque.



Et on repart !

Tiens, pour la petite histoire, c’est à Glaumbaer que j’ai vu passer un bus tchèque, Aventura qqch, je me demande si ce n’est pas celui qui s’est noyé dans le lac cet été.

Le seul noyé de l’histoire aura été le bus, mais c’est un noyé qui aura fait… couler beaucoup d’encre.

http://www.grapevine.is/Home/ReadArticle/Czech-Tour-Company-Responds-To-Criticism

Nous on repart vers notre destination : la route 35 qui traverse l’intérieur. C’est la route du Kjölur.

On croise encore quelques cyclistes.


(PB)

Et un panneau à l’islandaise Razz


(PB)

On prendra la 732, qui nous permettra de rejoindre le Kjölur depuis la route 1.


(PB)

On y croisera aussi de véritables pelouses de prêles.



Highway to heaven ?



On est armé des provisions locales.

D’abord, du poisson séché.



C’est dur et ça pue la bouffe de poissons d’aquarium. Mais c’est local et 100% protéines.
Vu que j’aime tester tout ce qui se mange…
Mais ça sent assez fort. Faut aimer.
J’en ai ramené. Je n’ai pas encore ouvert le paquet.

C’est pour en profiter plus longtemps, bien sûr.

On a aussi goûté un soda local :



C’est censé être caféiné. ça l’est, plus que du coca (y’a un tableau explicatif dessus) mais pas autant qu’un expresso.

J’en ai ramené aussi.

Je vais l’ouvrir tiens, ça m’a donné envie Razz
( ça aaa un pperit gpit de spirte ùaisn en mpoiujnns sucrrré et c’est pas vrai que y’ea bcp de bv caféine qui enndddd nervvEUUUUUUXX c’est exgar&é)

(j’ai l’air malin à taper sur mon clavier comme un électrocuté)


On passer par ici sur la route :


(PB)


(PB)


(PB)

Est-ce un lac artificiel ?
Visiblement, oui : http://www.landsvirkjun.com/operations/power-stations/blanda-hydropower-station/

(mais que ferait-on sans Google ?)
(on lirait attentivement les panneaux, vous me direz…)





Un peu plus loin il y a une sorte de rose des vents.



Y’a pas la Belgique dessus.
Tant pis, on reste en Islande pour le moment alors.



Et on reprend la route…

Oh, un mouton… Razz


(PB)

Oh ! Un 4x4 Razz


(PB)

Comme vous,le voyez, le temps est au beau…
En fait, d’après la météo, il flotte partout sur le pays sauf vers Kerlingarfjöll, où c’était moins fort. C’est notre pari.

C’est pas gagné Razz


(PB)


(PB)


(PB)

Cette route 35 est assez pénible en fait. Elle est longue et fatigante.
Elle est censée être particulièrement belle, selon le guide. Mais je ne sais pas si c’est le temps ou ma tête qui fait ça mais personnellement, je la trouve cassante et monotone.

On y croisera quelques véhicules normaux. Elle est accessible à tout véhicule. Mais les rares non-4x4 que l’on a croisés roulaient au pas. Comme je les comprends !

On obliquera vers Hveravellir.


(PB)


(PB)

Pour y voir des trous qui fument ;-)

Et de l’eau qui blouboutte :





Et donc des trous qui fument.



Et une gueule d’enfer…



Et donc des trous qui fument ;-)
(on le saura)


(PB)


(PB)


(PB)



Le paysage aux alentours est tantôt verdoyant…





…tantôt grisonnant avec de l’eau façon piscine.



Le mélange des deux, relevé d’un rayon de soleil sous une ambiance de gros temps donne un mélange fantastique…




(PB)



Histoire de ne pas finir en tourist & chips, des caillebotis permettent de déambuler en toute sécurité dans de dédale trous qui fument.



Sur le côté, une petite maison.

Moderne.





Je ne sais pas à quoi elle sert…

Et j’y fais une enième photo conceptuelle Razz



Un des intérêts du site est de proposer un hot pot (complet, bien sûr, il y a du monde)

Il est à gauche de la maison que l’on voit au fond de cette rivière… d’eau chaude !



On repartira peu de temps après vers Kerlingarfjöll, dont j’attends personnellement beaucoup, tellement j’ai entendu parler des couleurs incroyables que développait le site.


La route est minérale.


(PB)


(PB)


(PB)

Si qqn sait à quoi servent ces mini-pyramides, je suis preneur ;-)


(PB)

Mes neurones, dopés à l’Orka, n’oubliez pas, me susurrent, façon Redford et ses chevaux, que KE veut dire Kerlingarfjöll.

Mais qu’est-ce ? Un monument dédié aux dieux du ciel ? Des toilettes publiques ? (on est en Islande, je vous le rappelle) Un satellite de la Nasa retombé là par hasard ? Les maquettes oubliées de la pyramide du Louvre ?

Chais pas.

Très prosaïquement ça doit être une indication pour avion…

Une piste d’alunissage ? (puisqu’il paraît que les cosmonautes de la Nasa sont venus s’entraîner dans l’hinterland islandais avant d’aller planter un Stars & Stripes sur la lune).

Juste avant d’arriver sur place, sur la F347, une petite cascade.





Triste : la rivière a été pontée, le gué ne sert plus à rien.

On le voit en contrebas de la route.



Le temps est redevenu maussade.


(PB)

On arrive finalement à destination.



En vrai c’est moins moche que sur la photo Razz

Ils font des travaux, on dormira donc à côté d’un rouleau de PQ géant (et vide).

Peut-être laissé là par un troll pressé ? On ne sait jamais, nous sommes ici en plein désert.



Ce qui est sûr, c’est qu’on ne sera pas dérangé par les ronflements, cette nuit.

Ceux qui ont choisi un logement un dur on droit à de jolis petits chalets.

C’était auparavant un station de ski, ici. Qui a fermé faute de neige (c’est un comble).

Les petits chalets :



ça doit être sympa de loger là-dedans.

Le campeurs en tente ont droit à une pelouse de l’autre côté de la rivière.

On mangera notre plantureux repas dans la salle commune.

Aaaaaah, faire chauffer de l’eau au sec et au chaud, quel bonheur :-)

Je dérangerai pour rien la dame de l’accueil croyant que la bouteille de gaz était vide.
Ben non, il faut pousser le bouton et le laisser poussé qq secondes une fois, le gaz allumé.

Aaaaaah.

J’avais pourtant tourné les boutons dans tous les sens, arrivée de gaz comprise.

Moi et les nouvelles technologies…

Razz

On fera la connaissance d’un Japonais qui est en Islande depuis 10 ans. Et d’un couple de Tchèques très sympa. Lui en était à son deuxième voyage. Ils sont à pieds. On y croisera un couple de Savoyards aussi.

L’Islande, quoi Razz



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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Dim 2 Oct - 18:51



pour ce magnifique récit que tu nous as fait partager

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Mer 5 Oct - 1:17

Merci Very Happy


JOUR 12 : Look ! No dust !
(aka mon prochain appareil photo sera tropicalisé)

Comment ça le sous- titre est paradoxal au vu de la latitude et longitude à laquelle je me trouve ?
Ah, que voulez-vous, les fabricants de matos photo ne doivent pas connaître l’Islande. Un boîtier tropicalisé est un boîtier qui résiste à l’eau grâce à moult joints qui lui étanchéisent les interstices.

Je leur propose de changer d’appellation et de dire « islandisé ».

Ce matin (un lapin, a tué un chasseur…), on rate la courte période d’ouverture des douches.

Je sais pas pourquoi mais à Kerlingarfjöll les douches sont à la semaine des 20 heures. Elles ne sont ouvertes que 4h par jour (enfin, qqch comme ça, je dois bien avouer ne pas avoir retenu ce détail particulièrement inintéressant pour la suite de l’histoire).

Déjà raté hier.
Pas grave, plus on sent le troll, moins on risque de se faire attaquer.

(par un ours polaire, donc)

Ne cherchez pas de lien, y’en a pas, je suis fatigué Razz

Ce matin : grand beau, comme vous pouvez le voir sur la photo.



Je sens que je vais regretter de ne pas avoir mis de crème solaire. Du moins la waterproof.

Trajet de la journée :




Première étape, après avoir mangé et encore mangé, et discuté avec les Tchèques d’hier, décidément très sympas, et avoir attendu pour faire la vaisselle que la moitié de la Hollande ait fini de récurer sa marmite de pâtes (on dirait pas comme ça mais la vaisselle c’est la jungle), ah ça c’était hier et pas ce matin, enfin bref, on va voir à la réception si on peut nous renseigner des balades sympas.

Je me demande quand même là tout de suite pourquoi je vous raconte tout ça parce que honnêtement, je ne me souviens pas de la réponse.

(et je vous assure que je ne suis pas payé au mot inutile)


Bref.


Notre première idée était de randonner.


(j’en vois deux qui rigolent !)


Depuis le camping jusqu’aux paysages de carte postale. De carte postale de Kerlingarfjöll, évidemment.

Comme dit précédemment, j’attendais beaucoup de ces paysages aux couleurs fabuleuses.

De rando nous ne ferons point.

Il est tard, il fait dégueu et oh ben tiens, une piste monte le long du camping, si on essayait ?
(pour rappel j’ai acheté exprès un 4x4 pour partir, hein, quand même)

A propos du temps, on a de la chance, de l’avis du Général (ou de l’avis général, je ne sais plus, je les confonds toujours ces deux-là).

Il paraît que les jours précédents ont été dantesques.
Nous on a juste droit à la bruine pluvio-venteuse qui entre nous fait un peu pitié face au mois d’août 2011 en Belgique. Sans vouloir nous vanter Razz

Va pour la piste. Même pas une route F, une piste. Etant d’une sérénité à faire pâlir le Dalaï, je me vois déjà scruter fébrilement l’horizon à la quête d’un piquet jaune m’indiquant que je suis dans la bonne direction et non en train de détruire irrémédiablement la maigre faune islandaise avant d’être capturé par des Rangers assoiffés de sang ou de chocolat (je suis Belge aussi, on sait jamais).

Là je meuble un peu, j’en suis conscient Razz

Va pour la piste même si titine a bobo. Un méchant caillou lui a éclaté un phare à longue portée. Je ne sais même pas comment on les allume, ces phares, c’est vous dire si je connais ma voiture à fond.



J’ai dû me prendre un caillou en suivant un des véhicules que j’ai dépassé hier (on met un « s » à dépassé ? D’accord le COD est avant mais c’est moche avec un « s », non ?)

Encore un peu de scotch (le gros gris, pas le liquide couleur paille) pour réparer rapidement l’histoire afin de ne pas avoir d’aquarium miniature en calandre. Très utile le tape MacGyver. Y’en a partout dans la voiture. Du pare-choc avant au pare-choc arrière. Si ça tenait bien la chaleur, je crois que j’aurais réparé mon pot avec aussi Laughing

Donc nous voilà partis à la découverte des monts Kerlingarfjöll.

La route est sympa. Un peu moins entretenue que les routes F normales.

On voit déjà un glacier. Le Hofsjökull, sans doute ?



Y’a un côté canyon encaissé juste ce qu’il faut.


(PB)



Qui veut faire du rafting ? Razz

Et il y a de la neige bien sûr ! Pour info, il commence à neiger en Islande, dans l’intérieur, là, maintenant, début octobre.

Sacré pays quand même.


Le paysage est majestueux.





Je vous préviens, j’ai jamais fait autant de panoramiques qu’aujourd’hui. Et j’ai toujours autant de mal à « sacrifier » une photo (vu le tri que je fais déjà en amont).

Bon, vous avez tous l’ADSL non ? Razz



Il n’y a pas grand monde sur la route. Par contre en haut y’a du monde. Du genre à se condenser sur la première surface froide (en même temps tout est froid ce matin, en haut on va plafonner à 8°C).


(PB)


Malgré tout, il y des trucs qui poussent (sisi, regardez bien, c’est tout vert).

Du côté gauche de la route, on a toujours notre glacier (piizzaaaaa pronto laï laï la laaa, ah non, ça c’est les pizze, scusi).

De plus près cela donne ceci :



La couleur est extraordinaire !

On arrive tout en haut, après peu de temps. Faut dire que ça grimpe ferme à certains endroits.



Le paysage est merveilleusement désolé avec cette couverture nuageuse. Enfin on quitte la surpopulation autoroutière de cette route 35 (si, quand on doit dépasser des véhicules, ne fût-ce que trois, c’est que c’est surpeuplé).



La couleur de la glace est toujours aussi fantastique. Avec les nuages c’est fabuleux. Et puis les dessins que ça fait !



Il fait froid, il y a du vent et il bruine.

Un peu plus chaudement équipé et avec des gants ce serait presque un temps idéal.
Ah, et avec une cagoule aussi. Là j’essaie désespérément de me protéger le visage avec mes écharpes habituelles (sortez couverts !).



Je quitte la voiture pour aller pousser une petite pointe et aller admirer le paysage qui se découvre alors.



Je ne resterai pas très très longtemps, c’est que les conditions ne sont pas des plus accueillantes. Et quand on aime bien faire des photos (ça, vous l’aurez noté), le mélange vent + pluie est vraiment délicat à gérer. Certes j’ai une mini housse qui protège mon appareil, mais par définition y’a rien devant la lentille. Je passe mon temps à l’essuyer toutes les deux photos.

Je reviens donc prestement vers la voiture.


(PB, forcément)

Je vous rassure tout de suite : je ne cours pas. Même si la photo tend à montrer le contraire. C’est une illusion d’optique Razz (ouf, l’honneur est sauf).

Mais purée, que mes mains ont froid !

Allez, la voiture n’est plus très loin…



Elle a l’air toute petite vu d’ici Razz

Allez, zou, moteur !

Comment ça rien ?

J’ai dit : moteur !

Sisi, j’ai vu une lumière s’allumer.
Enfin je crois.
Du moins j’espère.

Moteur !

Ah non, rien ne se passe.

Mais alors rien, mais rien du tout.

La clé tourne dans le contact et ça lui fait autant d’effet que la crise économique sur le vol du moustique mâle une nuit de pleine lune.

C’est-à-dire pas grand-chose.

Donc, pour résumé :
- on se les pèle
- y’a du vent
- le camping est quand même pas tout près
- la bagnole ne démarre pas


Bon, je ne vais pas vous faire la version dramatique, une voiture est arrivée peu de temps après que j’ai ouvert le capot.

Et puis j’avais une petite idée du souci.

Enfin, sur le coup, j’espérais vraiment vraiment vraiment que ce soit ça.

Et c’était ça.

Ouf ! ça repart. Mais la voiture arrivée entre-temps nous avait déjà proposé son aide. Enfin, les gens dans la voiture, pas la voiture elle-même.

L’entraide, ici, c’est une vraie valeur !

Allez, on redescend, car là, notre spot d’observation était au bout de la route de gauche à la bifurcation un peu plus bas.


(PB)

Nous voici donc arrivés un peu plus bas, à un endroit beaucoup beaucoup plus spectaculaire.

Kerlingarfjöll avec un grand K !

Le truc des sites, des cartes postales, de l’image mythique du lieu.

Je parle de ça :





Et ça, ça en jette.

Comment ?

Que dites-vous ?

J’ai oublié un truc ?

Vous voulez savoir ?

Oh ?

Vraiment ?

Z’êtes mécano ?

Ou tout simplement curieux ?

Bon bon bon Razz

C’était une cosse de la batterie. La cosse « moins » qui s’était détachée de la batterie. Pas étonnant, avec toutes les vibrations qu’on se prend sur ces routes. Une 2CV, ça, ça doit être sympa à conduire ici. Avec ou sans œufs dans le coffre (puisqu’il paraît que dans le chaier des charges de ladite 2CV il y avait « transporter à travers champs des œufs sans les casser ». Eh bien ils auraient dû venir ici, les essayer.

Kerlingarfjöll met een grote K, dus.

Avec, toujours, cette végétation motivée que rien n’arrête.



Et ces mélanges de couleurs, ondoyant au fil des monts pelés.






(PB)

Oui oui, c’est toujours un peu la même vue.

Mais je l’aime bien :-)

Tiens, vous voyez, là, le petit pont tout en bas ?



Sisi, dans le premier tiers de la photo, à gauche.

On va aller voir de plus près ce qu’il en est…


(PB)

A savoir que le sol est composé d’une sorte d’argile boueuse (non non, il n’y a pas de pléonasme tellement ça colle). La même pape qu’à Namafjall (les trous qui fument). J’en ai sûrement encore sur mes semelles.

Si le chemin est raisonnablement casse-gueule vers le milieu, le début est franchement civilisé !


(PB)

A mi-chemin ça donne ça :



Avec le pont en bas (et moi, au passage)


(PB)

L’avantage, en bas, c’est qu’il y a beaucoup beaucoup moins de vent.
Mais beaucoup beaucoup plus de brume aussi Razz



C’est tellement brumeux qu’on ne voit pas grand-chose parfois…



On n’y verrait,pas un gorille (dans la brume, donc… voilà voilà voilà…)

Ce n’est pas permanent, ça va par vagues.

En bas c’est assez sympa.

Les croisements entre rivières sont vraiment étonnants.



Le soleil est là, la preuve :



D’accord il a du mal, mais il est là !

Je n’irai pas au-delà du pont, mais le chemin continue. L’année prochaine ;-)

Je mitraille tant que je peux et fais un maximum de photos floues. Pas par choix, mais visiblement la brume et le peu de temps que je consacre à chaque photo n’aide pas à la qualité de la mise au point. C’est que je planque assez rapidement l’appareil sous ma veste !

Il est temps de remonter. Et de se réemmitoufler bien consciencieusement, serrage de cordelettes compris. Parce qu’en haut ça vente toujours autant.





Quelque part un peu déçu, sur place. La brume ne révèle pas toute la splendeur des couleurs du site. Mais elle donne une ambiance vraiment particulière.

La descente sera plus impressionnante que la montée. C’est comme pour les chats, quand on descend, c’est toujours plus difficile Razz



On repasse forcément par les mêmes paysages qu’à l’aller.







Bye bye Kerlingarfjöll !



On reprend cette fabuleuse route 35.

Comme on n’aime pas faire des allers-retours, on la continue, direction le Cercle d’Or.

Qu’est-ce que le Cercle d’Or ?

a) un anneau que quand tu le portes t’as la tête qui tourne et y’a des méchants chevaliers morts qui essaient de te retrouver (ça pourrait vu le paysage parfois mais non)
b) un rond tracé au sol par l’atterrissage d’un extra-terrestre nommé Thor et Commandeur Suprême de la flotte Asgard, venu sur Terre rencontrer le colonel O’Neill avec deux « L » (chevron 7, verrouillé !)
c) un cercle imaginaire reliant sur une carte les meilleurs cafés de Bruxelles
d) le nom affectueux qu’on donne au bord doré des verres de bière
e) un parc d’attraction envahi de cars touristiques avec au milieu une faille, un trou qui crache et une cascade géante

(sans vouloir vous offenser, c’est la réponse e)

Avant ces joyeusetés, passons du côté moutonneux de l’Islande.



Et observons les moyens de traversée de fleuve locaux…



Ainsi qu’un 4x4 des services de secours…



Mais si, là-bas, au loin…



Ben c’est un machin comme ça qui a voulu partir avec mon pare-choc arrière (enfin, celui du T2, mon pare-choc à moi est toujours bien accroché et savamment entretenu à grands coups de burger dans l’entendement).

La route 35, donc, pénible au possible.


(PB)

Pour la petit histoire, on rencontrera un cycliste, là.

On s’était arrêté pour faire une vidéo de l’endroit et entre-temps, un cycliste est apparu (c’est qua ça va vite ces machins-là, faudra que j’essaie un jour). Croyant peut-être qu’on le filmait lui, il nous a montré un vibrant pouce levé de type « je souffre mais je m’éclate ».

Respect.

A part ça les brumes matinales n’ont franchement pas envie de se dissiper.


(PB)

Ah, et pour vous donner une idée de l’état de la route, parfois…



Tu comprends pourquoi ils sont TOUS (les 4x4) équipés de boudins énormes montés sur des jantes minuscules. Ils ont compris là-bas que du pneu ça amortit mieux que de la jante.

Bon, je râle parce que j’aime ça mais sinon, c’est parfois très joli.



Et puis, contre la pluie, j’ai des supers essuie-glaces souples Razz


(PB, vidéo)

Et contre le brouillard, euh, rien.



Allez, deux petites dernières, pour… la route.





On récupèrera le goudron (aaaaaaaaah, même si c’est un peu honteux de dire ça ici).

On snobera Geysir (pas le temps) mais on s’arrêtera à Gulfoss.

Une très jolie cascade, beauuuuuuuuuucoup plus touristique que Godafoss (limitée abandonnée sur le côté de la route) et Dettifoss (qui vient à peine de recevoir une route goudronnée).

La, preuve en est qu’il y a tout ce qu’il faut. Un grand parking, un grand magasin rempli de pulls et de macareux en peluche et des voies d’accès en bois qui se demande ce qu’il a bien pu faire au bon Dieu pour se retrouver arrosé en permanence par les cieux et la cascade.

Les marches de l’escalier qui mène à la cascade sont même un peu molles Razz

[MODE CASCADE A GOGO ON]

Oui, les photos sont différentes, regardez bien au lieu de médire sur mon incontinence photographique Razz

Gulfoss c’est ça :







Les deux dernières je vous les mets juste pour amuser vos enfants au jeu des 7 erreurs ;-)

Cette chute d’eau, c’est une cascade en chicane. Un aménagement ralentisseur pour eaux en furie.





L’herbe est verte à en faire saliver une vache irlandaise.

Et les gouttes se collent à ma lentille, impossible d’y échapper, la flotte est partout et commence sérieusement à attaquer l’intégrité de mes vêtements (pourtant il ne pleut même pas vraiment).





Vous avez vu le genre de promontoire noir ?

Si si, ici :



(à gauche, vers le haut)

Et ici :



(allez hop, une re-couche de cascade, j’adore les cascades - comme s’il fallait encore le préciser)

Ben de là on voit ça :



Dans les islando-cascades, il y a souvent une zone calme, un petit bassin presque tranquille où l’eau se repose, ne sachant pas ce qui l’attend plus loin…

Je resterais bien des heures ici moi, juste là, à observer (voire méditer, soyons fous), face à cette petite merveille.

Aaaaaah……….

[/MODE CASCADE A GOGO OFF]

Mais bon, c’est pas qu’on a légèrement envie de s’installer dans un coin sympa mais presque.

On a d’ailleurs prémédité un logement en dur.

Le premier du voyage. Il fait vraiment trop moche. Pas envie de courir sous la pluie.

On se dégotte donc une auberge de jeunesse (AJ). Celle de Laugarvatn.

Sur la route, on croise une église de l’espace (il faut savoir que les Islandais aiment bien faire dans l’expérimental pour leurs églises).


(PB)

Et comme vous le voyez, le temps est toujours aussi dégagé.



Pas grave : on a prévu de suivre le soleil, ce qui nous conduira demain à faire dans le rationnel.

Pour l’heure on s’installe à l’AJ.

Grand luxe ce soir, on aura même une douche dans la chambre.

(absolument !)

Avant cela on ira faire qq courses histoire de manger pour ce qui sera, à partir de demain, un long WE (bank holiday / fête des commerçants). On s’attend à voir tous les magasins fermés, on fait donc le stock de conserves, gâteau en chocolat, chips et Pepsi (je crois que dans un moment d’égarement on a aussi acheté des bananes).

Double grand luxe ce soir : on va bouffer dehors.

Après s’être renseignés à l’AJ, on va vers ce qui est un des 3 restos du coin (pour info y’a une université ici et on n’est plus très loin de Reykjavik).

On ira donc ici :



Il paraît qu’on peut y manger des crasses (aka pizzas, burgers…). En tout cas dans la partie café.

Comme on est très dégourdis, on arrive à se tromper à et aller dans la partie resto.

Déjà la madame qui te prend la veste à l’entrée, ça aurait dû éveiller nos soupçons Razz

La dégaine du serveur, les autres clients et la carte finiront le travail.

Bon ben on va rester hein, en plus ça a l’air bon et passé une sorte de froideur-chic, le serveur a l’air gentil finalement.

Et puis avec mon t-shirt vert, un polar rouge et des bottines noires, je suis sûr de faire bonne impression.

Ceci étant dit, la bisque de truite-crevettes, suivie du mouton à je ne sais plus quoi avant de finir avec une mousse au chocolat noir avec coulis de pastèque et mousse au chocolat blanc dessus, c’est très bon. Surtout le mouton, jamais mangé un aussi bon mouton.

Même si j’ai un peu du mal, à force de les voir brouter et gambader gentiment dans la mousse islandaise (je suis carnivore à tendance végétarienne, et après on s’étonne que j’ai mal à la tête).

C’est en sortant qu’on se rendra compte que la partie café est juste à côté, en communication directe avec le resto.

Pas grave, on a bien mangé.

Allez, dodo.

(oh, un vrai lit, c’est donc à ça que ça ressemble !)

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  spiroule35 le Mer 5 Oct - 16:01

Et bé, toujours aussi génial ce looooooong voyage à travers l'île.................................je me délecte toujours autant de ton sens de l'humour et de la répartie !!! Laughing Wink
Allez, un peu de soleil pour réchauffer les derniers clichés !!!

On attend la suite bien évidemment........sans s'presser !!!! Very Happy

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Lun 10 Oct - 12:34

"Aujourd'hui" le temps s'améliore ;-)

JOUR 13 : Go west !

(les Pet Shop Boys, donc, à l’intention de tous ceux qui n’ont pas connu les années 90 Razz)

Aujourd’hui, grosse route et pas très envie de faire plein de commentaires, je ne suis qu’au jour 13 et à cette allure-là, je ne finirai jamais Razz
(j’ai été con dans mon tri de photos aussi, allez-y de remettre dans le bon ordre une centaine de photos dont vous ne pouvez plus vous fier à la date ou au nom en les comparant au dossier d’origine, comprenant pas moins de 530 ! Et on s’étonne que je suis de mauvaise humeur).
(j’ai pas crédité les photos non plus)
(mauvais garçon)

Bref.

Itinéraire du jour :



Comme vous le voyez, aujourd’hui on fait dans l’économe, le court, le rationnel et le rapide.

On part super tard de l’AJ. Genre on mange quand tout le monde est parti et que les nettoyeurs et yeuses font le nettoyage.

Loger en dur c’est sympa (je crois même que c’est là que j’ai pris deux douches d’affilée), mais quand on loge dans la voiture, ça implique de tout déménager de la voiture à la chambre sans oublier d’enlever ses gros godillots avec 3000 lacets à l’entrée.

On profite d’une accalmie dans la météo (peu clémente) pour essayer de ranger la bagnole et réparer cette foutue cosse qui n’arrête pas de se défaire. J’ai à peine ouvert la capot qu’il commencer à pleutre. Crotte, ça résiste à l’eau un moteur ??

Visiblement, oui Razz

Bon allez, la voiture est un vrai capharnaüm (waaaah, j’ai écrit ce mot sans me tromper, je suis super fier pour le coup), mais on s’casse.

Le temps s’améliore.

On repasse par la même zone de travaux qu’hier. Alors c’est très simple : une zone de travaux ici c’est une sorte de route secondaire non goudronnée entre deux portions goudronnées. Sauf qu’il y a des voitures en plus et que ça glisse plus, c’est plein plein plein de graviers. ô joie.

On repasse par la même route car on est passé devant Geysir hier, mais plus le temps de s’arrêter pour vérifier s’ils coupent, ou pas, le geyser pendant la nuit (y’a pas de petites économies).

Le temps s’améliore, donc :



Geysir.

Célèbre pour ses geysers. Ah, enfin, pour une fois les noms islandais sont logiques. Parce que sinon la dénomination des lieux n’est pas leur fort. Outre le fait que c’est totalement illisible et imprononçable, mais ça c’est pas leur faute, on retrouve à plusieurs endroits dans le pays, des lieux géographiquement homonymes. Mais pas du tout au même endroit. Histoire de paumer les touristes peu attentifs (mais on a une carte nous éh, pas bêtes !)

Donc, Geysir, pour les geysers.



Je meuble, je meuble parce qu’en réalité, je n’ai pas beaucoup accroché à l’endroit. C’est blindé de monde. Forcément : c’est le cercle d’or et on est à portée de car de la capitale et son aéroport. Oui, je suis un de ces touristes qui n’aime pas voir (trop) d’autres touristes. C’est mal, je sais, mais c’est comme ça. Na Razz

Enfin, quand je dis blindé, on trouve à se garer sans problème (quand même).

Le lieu est donc plein de monde, et surtout plein de monde rassemblé autour de Stokkur, le geyser le plus actif (ou du moins celui qui sort de son trou toutes les x minutes, x étant particulièrement variable).

Tout le monde s’agglutine donc là, appareil photo ou caméra à la main, près à shooter le soupir brumeux dudit Strokkur. Tout le monde dont moi aussi, bien sûr, y’a pas de raison Razz

Patients dans l’âme, on n’a pas attendu le jet, on a été voir un peu plus loin.

Là-bas (plus loin), y’a moins de monde et plein de belles couleurs super jolies de type anormales mais naturelles quand même.

Genre ça :









C’est la température de l’eau qui fait varier les couleurs si j’ai bien tout retenu (mais je décline toute responsabilité si vous vous faites buser à votre interro demain).

Cela dit, de loin, c’est sympa aussi, le geyser.







De près aussi :



Et à terre c’est joli.



Et donc de loin c’est joli aussi (soit on a fait plusieurs fois l’aller-retour, mais ça m’étonnerait, c’est que c’est fatigant de marcher, surtout le matin, vers midi) soit ici aussi j’ai mélangé des photos, scrogneugneu)



Mais dans le coin il n’y a pas que des fontaines à eau chaude, y’a aussi des jolis paysages.



Bon, allez, c’est pas tout ça mais on a un magasin à touristes à visiter.

On fuira Geysir. Enfin, personnellement, je fuyais. ça vaut évidemment le coup d’œil, mais je crois que le monde + le fait que j’avais pas envie de faire des photos (trop dégoûté de la chiée de photos floues à Kerlingarfjöll) me donnait envie de reprendre la route.

Vers Thingvellir (qui se prononce un peu comme « finklekler », et on se demande après pourquoi tout le monde parle anglais).

Ah zut, le temps revire moche.



Arrivés à pingkleklir, il flotte. Fort.

Attention : déroulement typique teinté de frustration intense.

On reste dans la voiture en attendant que ça cesse.

Comme ça ne cesse pas, on finit, la mort dans l’âme et avec un enthousiasme débordant par enfiler nos combinaisons de plongée (surpantalon en PVC étanche, poncho étanche).

On sort.

Il s’arrête de pleuvoir.

(^$ùmpùµ :==^$= !!!)

Bienvenue à Thingvellir, donc.



Il y a encore plus de monde qu’à Geysir.

On marche dans la faille Europe/Amérique.

Et on admire le paysage.





La rivière du coin…





Et la petite maison très jolie que je sais pas ce que c’est vu que l’Althing, le parlement islandais qui se réunissait ici depuis la nuit des temps (genre c’est le premier parlement au monde, qui s’est crée en 1100 ou pas loin), était un parlement à l’air libre.

Mais la petite maisons dans sa prairie est bien jolie.



Pour cette photo-ci je me suis même amusé à gommer tous les touristes qui étaient dessus (gnârk gnârk gnârk).



Un petit peu d’histoire sur le parlement…




Et la jolie vue.





Allez zou, on repart. C’est qu’on a du chemin à faire.



Pourquoi tant de chemin me direz-vous ? Parce qu’on veut suivre le soleil et que Monsieur est dans les fjords de l’ouest. Comme ça lui. A l’autre bout du pays. Pas grave, titine a de la ressource.

On prendra donc, depuis Thingvellir, la route secondaire 550.



Super jolie.

Enfin, les paysages alentours, surtout.



Et notamment ce joli glacier, dont je ne connais pas le nom.

Sinon la route en elle-même est secondaire et islandaise, c’est-à-dire fatigante.
La prochaine fois je viens en Xantia.










Le temps est mitigé, mais potable.





Et le glacier, donc… Razz
(ben oui, y’avait pas de cascade, donc là je me suis rabattu sur un glacier, c’est un peu la même chose, sauf que c’est plus gros, plus dur et que ça tombe de moins haut, mais sinon c’est pareil).





Bon allez, ça suffat comme-ci comme dirait Renaud (le pauvre, Romane se barre :-/)









Progressivement, on commence à voir le côté fjord prendre de l’ampleur…









ça commence à franchement grimper. Un fjord est l’ennemi juré des parcours rapides et efficaces. ça grimpe comme c’est pas possible (c’est là qu’on sent que titine fait ses 1900 kg à vide et qu’elle n’a jamais que 125 chevaux à essence) et ça se contorsionne dans tous les sens.

A vol d’oiseau c’est pas loin. A roulage de T2, c’est le bout du monde.







Sur le chemin j’ai vu le plus beau pont d’Islande. Et le plus impressionnant du monde en voiture (le gigantesque et payant qu’il y a qq part entre la Bretagne et Bruxelles c’est rien à côté, même si c’est bcp plus grand).

De loin je le trouve super joli.



Et je ne résiste pas à vous mettre la séquence issue de la vidéo…







Voilà ce qui est impressionnant : il est super étroit, ce pont !









Moi j’ai bien aimé.



Allez hop, go west, donc.

Pas grand-chose à raconter, on roule, on roule, on roule. On a un peu allégé notre programme des jours prochains pour se donner un peu plus de temps pour les fjords de l’ouest.

Oh, du goudron !



Petit zoom sur la campagne de promotion du port de la ceinture de sécurité, plutôt poétique, quelque part.




La route est sympa et le temps s’améliore franchement.







Je mitraille ces champs boutonneux…







Et la fjorditude, de plus en plus présente…





On s’arrêtera quelques minutes face à se paysage sublime :











Oui je sais, elles se ressemblent un peu ces photos-là Razz

Version conceptuelle, alors.



On arrive tout doucement à destination…







Là-bas, au loin, c’est Holmavik.

C’est pas grand, mais c’est la grosse ville du coin.
Thora, l’héroïne de Ysra Sigurdardottir y passe, dans « Last Rituals » (derniers rituels, je crois, en français). Au musée de la sorcellerie.



Nous on pose nos valises au camping, adossé à la piscine.

La piscine vient de fermer, on nous demande de passer demain matin pour payer.

On a presque toute une pelouse pour nous tous seuls (tous les autres sont entassés dans les deux mêmes pelouses, je suis si asocial que ça ? Razz).



(oui, le beau jeune homme là, c’est moi)

Mon poncho s’est déchiré à Thingvellir.

Première utilisation, c’est dire si c’est de la qualité.
Personne ne connaît un poncho fait en sac poubelle ? C’est solide, ça, un sac poubelle. Ceux de ma commune résistent à deux semaine de fermentation de divers déchets alimentaires (vous voyez, quand ça commence à faire du jus nauséabond qui attire les mouches à caca) tout en ne se déchirant pas quand j’écrase le carton à pizza par-dessus (si, le carton à pizza va à la poubelle normale quand il est trop gras, sisi).

Et bien je veux le même matériau (mais sans le jus nauséabond, si possible) pour mon prochain poncho !

On répare donc le précieux vêtement avec… du tape MacGyver.

J’en profite pour faire le tour de tout ce qui a été réparé avec ce tape.

Je vous préviens, c’est haletant.








(c’est l’attache du pare-soleil…)




(un des machins protège fenêtre pour la nuit qui commence à se déchirer).


(ça c’est pour éviter que le frigo-box n’abîme titine dans ses trémoussements frénétiques de route secondaire).

(par contre je vais en chier pour enlever la colle)

J’ai oublié de photographier le convertisseur de courant (quelle belle invention que celle-là, un must, vraiment) qui a aussi été collé avec ce tape. Il était fixé mais à commencé à bouger qu’on était encore au Danemark je crois donc bon…

Allez, dodo.

Le ciel est en feu et nous, fatigués…





;-)

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Lun 10 Oct - 22:47

bonne nuit alors !!!!
merci de continuer à nous mettre ton périple...
Je suis toujours accro à ses paysages , j'aime beaucoup....
Et à ton humour aussi; alors je me régale

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Lun 17 Oct - 14:54

Des paysages, on en a vu des somptueux dans les Fjords de l'ouest.

"petit" aperçu...

(j'ai terminé ça samedi très tard, non mais pour que vous ne croyiez pas que je mange de la choucroute le lundi midi.. Razz)

Vous avez mangé ?
Fait pipi ?

Alors vous pouvez y aller Razz

Jour 14 : j’y crois pas, il y en a ici ? Incroyable !


Comment ça je tease ?

Eh oui, il faut garder le public éveillé, et c’est pas toujours facile.

A ce propos.

Vous aimez bien les photos d’Islande ?
Vous n’êtes pas contre quelques commentaires ?
Vous avez toujours l’ADSL ?
(moi, non Razz)


Bien.

Parce que là ça va battre du record.

Donc, nous sommes dans les Fjords de l’ouest.
Eh bien aujourd’hui, nous irons à l’est. Des Fjords de l’ouest. Ça doit se trouver au milieu, sans doute.



Mais, avant de partir
(laisse-moi dormir tout contre toi ...
Avant de partir, que je te respire, une autre fois ...)

Hum, désolé, encore une chanson qui me venait en tête.
(meeeerde, c’est du Roch Voisine ! J’ai du Roch Voisine en tête !)
(promis, demain j’arrête les chips, ça attaque le cerveau, j’en suis sûr maintenant).
Et maintenant vous l’avez en tête aussi.
(gnark gnark gnark)

Donc, avant de pâârtir, petit déjeuner consistant.
Consistant en :



Oui, c’est un torchon qui fait office de nappe.
Eh.

(torchon = le machin qui sert à s’essuyer les pieds et toute autre forme de truc pas propre, je le précise pour tous les non-Belges et les non-du Pas de Calais ou du Nord qui nous lisent par millions)

Le tidéj en Islande ça manquait un peu de pain grillé, d’œufs à la coque, de bacon, de café à la chantilly… mais bon, il faut bien qu’on ait des avantages à être chez soi aussi.

Nous quittons donc notre camping-piscine.
Je dois bien avouer avoir été un peu jaloux des Allemands qui étaient à côté de nous (à 30m hein, faut pas déconner), avec leur van aménagé en motorhome. C’est pas beaucoup plus gros qu’une camionnette normale, c’est juste un peu plus haut. Et dedans il y a leurs lits ainsi qu’une table pour manger en étant assis.

Evidemment, pas de gué ou de piste avec ce genre d’engin. Mais ça doit être sympa quand même.

Bref, cassos.



Première étape : le point d’info d’Holmavik, qui fait aussi café et musée de la sorcellerie (normal).

On était encore bien tenté par le musée de la sorcellerie mais le temps est au beau et on va en profiter.

On utilisera cependant la connexion Internet du point d’info pour récolter quelques infos (ça tombe bien) pour les journées suivantes.
Je crois que mon modem 56k était plus rapide que leur connexion.


(oui, j’ai connu les modem 56k et je vous dis zut)

Direction : l’est (cf. la carte).

Au début la route est normale, voire ressemble un peu à ce que l’on a déjà vu comme côtes.



Avec de temps en temps un beau petit stock de bois flotté qui ne flotte pourtant plus.


(PB)

Et puis des oiseaux, bien sûr.

Mais petit à petit, le paysage se refait plus fjordien.
(meuh ? Word ne me souligne pas le mot, ça existe ça, fjordien ?)


(PB)


(PB)

On s’arrête souvent sur le chemin. Pourtant, vous verrez que plein de photos ont été faites en roulant. C’est dire si on a été raisonnable.

On restera un peu plus longtemps face à ça :



Ce genre de montagne, ça calme tout de suite. Elle en impose.
Même le Def trafiqué local apparaît tout riquiqui…



On y passera un certain temps à observer une sterne.
Je reste à moitié dans la voiture et je profite d’une merveille de zoom actuel pour faire des photos à l’abri.

J’en connais qui sont sortis et qui, en guise de représailles, se sont faits bombarder par la Sterne.
Et une Sterne, ça n’a pas de missile embarqué. Elle utilise donc ce qu’elle a sous la main.
Enfin, sous la main…

La sterne, c’est le pigeon local. Mais en plus vindicatif.

Celle-ci avait visiblement trouvé de quoi… becqueter (bien sûr).











Le chemin devient de plus en plus photogénique.
Avec toujours cette route qui paraît accrochée, en corniche, sur les pentes escarpées des Fjords.



Voilà l’Islande comme je l’attendais : plutôt sauvage, un peu désertée, de grands paysages très aérés, des contrastes saisissants et pas trop de soleil mais un peu de lumière quand même. T’as juste envie de regarder et respirer à fond.

Vous savez qui c’est ce Spennin ?



Il a son morceau de tronc perso, en tout cas.

Et qu’est-ce qu’on trouve en Islande, même dans les Fjords de l’ouest ?

Ben des moutons pardi !

Les moutons c’est en général assez calme. Voire dédaigneux, quelque part. Un peu comme un chat. T’existes mais ils s’en foutent.



Mais, à la dernière minute, limite quand t’es déjà plus là, hop, ils se sauvent ???



Et ça court un mouton !
(remarquez le troisième, au fond, qui doit se dire qu’il est toujours à distance de sécurité du Terrano).

Autre chose particulièrement typique : les montagnes encapuchonnées Razz
Elles doivent se prendre des rhumes à tour de bras.

Regardez-moi ça :



ça donne pas envie de respirer, mmhhh ?

Ou de simplement planter son tabouret et lire tranquillement.
Un roman islandais, par exemple ;-)

Enfin, pas trop longtemps, car sur la carte ça n’a l’air de rien, mais le trajet est long. Aujourd’hui, la petite boucle qui a l’air toute petite, elle faisait 231 km.



231 km avalés à une vitesse moyenne qu’un mouton devrait sûrement attendre s’il était un peu motivé.
Forcément, ça tourne tout le temps et on n’a pas très envie de se frotter à la pente en contrebas.



(ouais d’accord, là photo ici n’est pas trop bien choisie, la pente étant faible Razz)

Les arrêts sont fréquents, donc, et là, on arrive à l’instant I, le panorama qui tue, l’arrêt qui se prolonge.



Ce sera là, au pied de cette cascade.

Et là, c’est le choc.

Regardez-moi ça !



Il est pas beau le derrière de mon T2, mmhhhh ? Dans sa petite livrée crasse qui lui donne ce petit air sauvage ? Le nez tourné vers l’avenir, bien campé sur ses quatre roues, prêt à rugir et à bondir vers la route qui continue, le plaisir futur, le cheminement islandais, le paysage de fou à n’en plus finir.

Bon, je sens que vous ne me croyez pas.

Que je n’ai pas érigé ma bagnole en monument paysager intense.

Et vous avez raison.

Pourtant, franchement, elle est jolie comme ça, non ?

Allez !



(comment je rallonge de manière subtile le propos en glissant, ni vu ni connu, une photo qui ressemble à la précédente)

(noooon, cherchez pas, c’est la même, je ne suis pas si tordu, quand même)


Est-ce que je vous parle de la cascade ?



Non, je vous parle de ce que l’on voit en face de cette cascade.





Je me rends bien compte que ça ne donne pas la même chose qu’en vrai. Et que la lumière n’est pas la plus adéquate (elles sont pas un peu sombres ou un peu claires toutes mes photos ? Quand je les retouche je le fais dans une ambiance très sombre et mon écran est réglé bas en lumière).





Cela dit, un peu plus haut, c’est encore plus beau.

On va y aller.

Sans 4x4 modifié, mais ça ira quand même, la route est secondaire, pas pistarde.



(cailloux-mobile)



Avec ça je veux bien croire que les trous dans la route sont aussi facilement absorbés que les bosses d’une autoroute belge avec une Xantia.

(mais pourquoi je parle de Xantia moi ?)


Mais on n’a pas qu’une belle vue sur le fjord, on a aussi la jolie cascade.
Certes, une cascade en Islande c’est aussi courant qu’une bière dans mon frigo mais quand même, elle est jolie.







Allez, petite vue vers l’encapuchonné du coin et zou.

Enfin, zou, vous reprendrez bien un peu de fjord ?







Parce qu’en haut de la route, c’est encore plus joli.
D’où on a, carrément, vue sur deux fjords.

La grande classe.





Ça a l’air sympa non la montagne toute nuageuse là à gauche, non ?

Allez, je vous y emmène :-)











Evidemment, ça ne vaut pas la vue que l’on a depuis l’arrière…



(j’ai passé mon après-midi à la nettoyer aujourd'hui, ceci expliquant peut-être cela)
(ou alors c’est la poussière islandaise qui m’est montée à la tête)
(j’aurais peut-être dû la récolter et la mettre dans un petit pot)
(nan ?)

(nan Razz)

Bon, c’est pas tout ça mais on arrive sur le Ring de Djupavik, va falloir être attentif aux panneaux si on veut pas se perdre.
(le Ring c’est le périph’ bruxellois, hein ;-))



Djupavik !

Ce nom qui sonne un peu comme une joviale bourgade soviétique est une petite ville. Enfin, un petit village. Oui bon, quelques maisons lovées au creux du fjord.

Quelques maisons et un passé industriel assez glorieux.

Et une cascade, bien sûr.

Avec, au premier plan, une cheminée de l’usine.



Djupavik c’est surtout une vue imprenable sur la mer.



Moi je resterais bien là tout l’été.

On est en plein WE et c’est calme. Absolument calme. Extrêmement calme.

Là vous avez la vue sur l’entièreté de Djupavik.



C’est vous dire si les embouteillages leur pourrissent la vie.

Bref, ici c’est le paradis sur terre.

Il y a un hôtel, juste en face de la vue (j’ai réussi à ne pas l’avoir sur la photo Razz)

(faudra vraiment que j’y retourne)

L’hôtel a l’air sympa. Sa localisation est unique.

J’ai appris, plusieurs jours après cette journée, que Djupavik est coupé du monde en hiver. Et qu’à part les tenanciers de l’hôtel, il n’y a personne dans le coin quand il neige.
Ce qui me fait penser que le patron est paraît-il actif dans l’aide apportée à certaines populations du Groenland.

Ici, en hiver, ça doit être shining.

N’empêche, ça donne envie d’avoir une idée de roman et de venir l’écrire ici.

Mais non je ne suis pas asocial, qu’est-ce que vous allez encore croire.

La preuve, je prends le train.
(au premier qui s’assied à côté de moi je pète)

(aujourd’ance, je fais dans l’élégui)

(c’est une contrepèterie)
(pour rester dans le ton)

(bref)

Ancienne cité industrielle, donc.
Enfin, industrielle. Une usine à harengs à été construite ici dans les années 40. Elle n’a pas été active très longtemps, le filon poissonneux s’étant épuisé assez rapidement.
Pour Chirac c’était manger des pommes, ici il y avait peut-être un politicien dont le slogan c’était « langez du hareng » !

Et puis hop, plus rien.

Fermée l’usine.

Du coup elle se décrépit gentiment.

C’est photogénique, surtout au milieu de nulle part (la route se termine quand même au bled suivant).

Et qu’est-ce qu’il y a aussi à Djupavik ?

Ben des oiseaux ;-)



Et des quat-quat japonais rehaussés.

(rhaaaaaah c’est beau)

Et des oiseaux.

Nombreux, pas farouches et à la recherche de poisson à manger.

Ceux qui font des photos d’oiseaux savent que même avec un gros télé, il ne faut pas être trop loin si on veut un gros plan.

Ici, c’est possible :-)





Elle me fait penser à la mouette de Gaston Lagaffe ;-)



Sinon, dans cet univers un peu gris et post-industriel, il y a parfois de la couleur…



Une barque jaune…



… une porte rouge…

Et le bombardier local !



(là elle pense tout bas « me fait pas chier avec ton appareil photo »)

Ah, j’oubliais : le drapeau islandais est là ;-)



J’aime bien Djupavik, j’y reviendrais bien un jour.

Enfin, ça ne sera pas plus tard que tantôt, vu que la route est une impasse.





(ben oui, un camion de pompier)

Les restes industriels c’est toujours inspirant je trouve…



Par contre ce n’est pas partout que l’on trouve des épaves de bateau !





Toute la rouille de la région s’est donnée rendez-vous dessus.



Je crois qu’il ne naviguera plus beaucoup, celui-là…



Bon allez, comme d’habitude c’est tout mignon ici mais on ne va pas prendre racine.





(si ça se trouve il est écrit « celui qui photographie ceci est un abruti »)

(c’est l’inconvénient quand on ne parle pas la langue ;-))

On y va, on laisse Djupavik dans le creux de son fjord.



Direction : Nordurfjördur, à deux pas de la fin de la route.

J’adore ces routes !!



Et ces vues…

ça ne vous dirait pas la petite maison, là ?



Avec une vue pareille…

Moi je veux bien !
(il faut juste avoir plein plein plein de bouquins à lire pour l’hiver parce que bon)

Le coin est sympa en été, mais en hiver, je me demande bien à quoi ça ressemble.







On file sur la route…



Devant les moutons, médusés Razz



(sisi, ils penchent)





Y aurait-il du vent ?

Ou alors le mouton s’est dit le matin : ah ben tiens aujourd’hui, je vais m’amidonner la descente de lit, façon boys band. Et voilà le résultat.

C’est un bad mouton en fait.

Heureusement qu’on ne s’est pas arrêté !
On ne serait peut-être pas revenus !



Tiens, vous savez ce que c’est, ça ?



Un prototype de maison Ikea ?
Une boîte à chaussures géante ?
Un starting-block de troll ? (quand ils font la course, le soir, au fond des fjords…)
Une usine de fabrication de tuyère arrière de DeLorean qui va dans le futur ?

(pour tous les hérétiques qui ne vouent pas à culte à cette petite merveille cinématographique, la DeLorean du futur c’est ça : )




(QUI A DIT « ah bon, c’est une voiture, la DeLorean » ?)

(pfff, y’a plus de jeunesse mon bon monsieur)


Eh bien non.

C’est une église.



Ils ont vraiment un truc avec les églises de l’espââce, les Islandais)

Mais il faut bien avouer que ça a de la gueule !

Notez que si vous préférez la version classique, j’ai ça en magasin aussi.



Bon, dites, on arrive à Nordurfjördur ?





En tout cas y’a du monde.

Des retardataires Razz



(ça doit être l’horreur en voiture, déjà qu’en 4x4 on se traîne)
(bon d’accord, si on ne s’arrêtait pas tous les 15’ pour faire 3200 photos, on irait plus vite, d’accord, ok)

On arrive cependant tout doucement à Nordurfjördur.

Et y’a même des moutons aquatiques.
(ça frise pas à l’humidité la laine ?)





ça a toujours l’air stressé un mouton…



On arrivera finalement à Nordurfjördur.

On est en plein dans l’après-midi, mais on a faim !

Heureusement, il y a un café. Enfin, un petit resto.
Un café-resto quoi.

Bondé, archi bondé !

Y’a bien quelques tables dehors mais… comment dire… c’est pas la Tunisie ici.
Et le soleil ne tape pas, loin de là.

Et qu’est-ce qu’on mange ici ?

Ah, il y a une carte.



(évidemment on ne comprend rien, enfin, on voit bien qu’il y a de la soupe à la viande de mouton et un burger, mais à part ça…)

On va donc au comptoir.

Si le serveur nous dit bonjour en islandais, il comprend vite qu’on ne comprend rien.
Il nous récite le menu, par le menu.

Eh bien c’est un peu un menu à la carte. Enfin, à la carte pour eux, ils dont le menu en fonction de ce qu’ils ont / ce qu’ils ont trouvé au marché.

Du coup y’a pas de carte, mais un tableau.

ô surprise parmi les étonnements quotidiens, je prends le burger Razz
(pourtant j’ai été bien nourri quand j’étais petit, avec des légumes et tout et tout)

Mais avouez qu’il a l’air bon, non ?



Malgré la choucroute de ce soir, j’ai presque faim.

Regardez-moi ce petit pain au sésame, ces frites croquantes à souhait (ils les aiment bien cuites, dans le coin), cette sauce cocktail prête à réjouir vos papilles, ce poivron juteux, cette tranche de bœuf cuite à point…

J’arrête je me fais du mal.

En arrière plan, du saumon sur pain. Pain maison.

C’est ce serveur qui nous dira qu’avant, il y avait des boulangeries. Mais qui ont fermé les unes après les autres. Reste le pain mou industriel que tous les Islandais achètent.

Sinon, un petit dessert ?



Skyr myrtille, gaufre myrtille ?

Et deux ptits cafés.

La vie est dure, quand même.

5000 ISK le tout, c’est très raisonnable. C’était surtout très bon.

Je vous le conseille.

C’est simple à trouver, il n’y a que ça et le port, à Nordurfjördur.
(indice : le resto c’est le machin où y’a pas de bateau accroché au bord).

Bon dites, c’est pas tout ça mais zou (air connu).

Oh.

Il a pas l’air un peu plat mon pneu ?



(il faut savoir, cher lecteur, qu’un jour j’ai repéré un pneu plat sur feue ma Xantia. Il était à 1.1 bar et ça se voyait, mais pas trop encore. Depuis je fais le tour de ma voiture avant d’embarquer, parfois je danse autour en poussant des cris mais uniquement les soirs de pleine lune)

(si, 1.1 bar c’est peu, surtout quand le peneu - dites le à la Cantona, pas la cantonaise, c’est pas pareil - est censé être gonflé à 2 / 2.2 bars).

(et quand t’es à un demi bar, c’est la cuite assurée)

(rhohlàlààà)

C’est dans ces moments-là qu’on est toujours pris d’un sursaut d’optimisme.
Vous voyez, cet élan qui nous fait croire que tout va bien façon Coué ou Dany Boon, alors qu’au fond de soi, on sait bien qu’il y a un truc qui ne va pas.

C’est rien me dis-je, c’est que je suis garé sur un caillou !

Et ça écrase un peu le pneu.

(on y croit à mort).

Je recule.

Ah non, soit le caillou s’est déplacé en même temps que la voiture, soit le pneu est plat.

Vu que les cailloux n’ont pas de pattes, solution 2 : le pneu est plat.

Enfin, plat, plat, pas vraiment. Mais vachement pas assez gonflé.

Heureusement le Bifidusse il a tout prévu.

Pathologiquement prudent, j’avais emmené (et acheté exprès), un booster de batterie au cas où la batterie serait un peu plate.

Là vous vous dites : d’accord, dans les deux cas il y a le mot « plat », mais sinon là, c’est ton pneu qui a besoin d’assistance respiratoire, et pas la batterie qui manque un peu d’ampère.

C’est vrai.

Mais le booster en question est accompagné d’un compresseur.

Aaaaaaah.

Je m’empresse donc de le sortir de la voiture.
Enfin, je m’empresse, il est tout au fond du caisson, lui-même fermé par un couvercle lui-même recouvert de brols.

(je vous rassure l’extincteur est à portée de main, lui).

Je sors donc l’engin, qui pèse une tonne, et je sors le tuyau du convertisseur.

C’est là que je me rends compte que ce qui m’avait un peu chipoté avant der partir est réel : je suis ici face à un compresseur qui n’a pas de manomètre intégré.

Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Et je fais comment ?

Je lui demande de me faire signe quand on atteint la bonne pression ??

Non mais j’vous jure, on est pas aidé parfois.

Pourtant il y a un cadran qui ressemble furieusement à un manomètre mais dans le mode d’emploi, ils disent bien qu’il faut contrôler la pression autrement.

Cela dit, il est très sous-gonflé, on va donc le regonfler à l’œil…

Et bien ça en fait un potin ce petit machin !

Mais ça ne gonfle pas grand-chose.

Heureusement, on est au resto, on demande s’il y a qqn dans le coin qui peut nous aider.

On nous donne un n° de téléphone à Djupavik. On téléphone et effectivement, on nous dit qu’on peut venir pour faire réparer le pneu.

Je résume :
- on est à Nordurfjördur, c’est même pas sur la carte et je n’ai plus vu de concession Nissan depuis Bruxelles ;
- c’est dimanche ;
- c’est dimanche du WE - férié - des commerçants ;
- il est passé 18h.

Et il y aurait qqn pour nous aider à Shining-city ?

Moi je dis : chapeau.

On rentre donc, vers Djupavik.

Je ne dépasse pas le 50 et je m’arrête tous les 5km pour discuter le bout de gras avec mon peneu.

Qui, au passage, est très poli, malgré les circonstances.

C’est presque dommage, s’il avait été grossier, j’aurais pu dire qu’il ne manquait pas d’air.

(y’avait quoi dans ma choucroute ?)



ATTENTION !
Sujet mitraillogène Razz









Et la version panoramique :



Bon, je vais vous mettre une photo du pneu aussi, pour changer :



Il fait un peu la gueule quand même.

Sinon je vous avais dit que le paysage était joli ?

Oui ?



Razz

Allez allez, avance au lieu de faire des photos tout le temps.





(au loin, Djupa)

Le temps est à la lumière traversant les nuages ;-)













(me rend compte que j’ai pas crédité les photos de nouveau :-/)

Allez allez, un petit effort encore…





OUAIIiiiis !



Evidemment on ne sait pas où aller.

Pas grave : on est en Islande et il y a un hôtel qui doit aussi faire garage - pompe à essence - supérette - agence de voyage - usine de harengs et réparation de pneu de T2.

Bingo, c’est bien là.

On doit attendre un peu, ce qui nous donne le loisir de découvrir la salle principale de l’hôtel. C’est cosy. Et le personnel sympa.

Débarque un gamin. Le même que dans la pub 66° North. Le genre qui joue sous la pluie et dans le froid sans jamais tomber malade.

Il nous demande quelle est la voiture concernée.

Et qu’il va y regarder.

(petit moment d’hésitation de type « je veux bien qu’ils doivent être polyvalents dans leur coin mais là ??? c’est vraiment lui où bien c’est juste un gamin qui veut faire comme les grands ? Surtout ne pas vexer les autochtones, moi j’ai vu la fin de Shining et j’ai encore envie de vivre un peu et de connaître la fin de la saison 5 d’esprits criminels : quand est-ce que Gideon va revenir ?)

Heureusement une adulte nous laisse entendre que qqn va venir et raisonne le mini mécano.

Arrive la version adulte du mini mécano. Aussi en 66° North. Aussi avec un bonnet.
Et qui renifle bruyamment. C’est donc un Islandais.

Pas très causant le mec.

Il me fait signe d’aller vers l’usine avec la voiture.

On se retrouve donc ici :



(oooh, le camion de pompiers de tout à l’heure...)

On laisse le monsieur travailler, en le regardant faire. C’est pas pour lui mettre la pression mais là de toutes façons on a raté le JT et le Starbucks est fermé, alors bon.

C’est aussi là que je me dis que les outils fournis avec un véhicule c’est quand même pour de rire. Surtout face à la manière dont sont serrés des écrous de roues, à la machine.

La clé standard ne suffisait pas, il a dû fixer dessus une grande barre métallique pour avoir un levier suffisant.



Une fois la roue enlevée, il en a fait le tour, a trouvé la fuite, a pris une sorte de vrille pour agrandir le trou (c’est pas la première fois que je vois ça mais j’ai toujours envie de dire « eeeeeh, mon pneu, vous faites un trou dedans ! ») et finalement coller une tige de caoutchouc dedans.

Il a fait ça aussi vite que mon pizzaïolo préféré fait la capricciosa.
(mais non je ne parle pas que de bouffe, quelle idée)

Il m’explique que depuis qu’ils broient les cailloux pour les routes, le nombre de crevaisons a augmenté. Titine avait donc un petit caillou dans sa chaussure.

Je l’écoute mais quelque chose a cependant attiré mon œil depuis un moment.

Une Mercedes.

Mais non pas une Espagnole égarée dans ces froides contrées.
J’aurais alors dit : « Mercedes ».
(sisi, la marque vient du nom de la fille d’un revendeur de Daimler de l’époque)
(en France ils ont essayé aussi mais la fille s’appelait Georgette et ça n’a pas eu le succès escompté)

(ouais ouais, je sais, on n’a pas de marque de voiture en Belgique)
(enfin si, mais c’est confidentiel comme distribution ;-))


J’en étais où moi ?

Ah oui !

Une Mercedes.

Mais pas n’importe laquelle. Pas un de ces machins modernes et tout aplati et qui fait tout pour toi sauf éviter les piliers de pont à Paris.

Non non, une Mercedes qui a de la gueule.

ça :




En version 2.8 litres (essence bien Zür).

Peut-être que c’est le fait que j’en ai vu plein quand j’étais gosse des comme ça, mais moi, j’aime bien. J’aime encore plus les feux arrière rainurés.
Ma maison elle sera grande, très grande et le garage, grand, encore plus grand Razz

Bref, je lui demande si c’est à lui.

Il me dis que non, que c’est à son père et que c’est son père qui l’a restaurée.

Elle est dans un superbe état !

Je vois mal cette beauté se ravager la carrosserie sur les routes du coin mais elle est belle !

Mais ça c’est rien.

Il nous montre l’étage.

Et à l’étage…

Une BX !

Une BX 1.6 essence.

Pour les filles qui me lisent, voilà à quoi ça ressemble :



Comment ça je suis sexiste ? Typiquement, quand je demande à une fille « c’était quoi comme voiture ? » elle me répond « une rouge ». Enfin, si la voiture était rouge.

Attendez, non, je caricature. Une vraie fille répondrait : une jolie couleur, un peu framboise »
(oui, une voiture rouge, quoi)

Bref Razz

La BX, donc, ce canon de beauté au tableau de bord sensuel :



Faut être né dans les années 70 pour aimer ça.
Les autres ne peuvent pas comprendre.

Bref il me montre sa BX. C’était sa voiture de quand il était à l’école.

Il en a deux autres, qui servent de banque d’organes. Ainsi qu’une CX dépouillée qui a été taxi à Reykjavik.

Reykjavik, là où habite notre mécano du jour, il ne vient ici que pour l’été.

On cause un peu voitures, évidemment, si je n’ai pas eu de BX, j’ai eu une Xantia et je roule encore en Citroen.

La Xantia :



Ce qui est comique c’est que la Merco au rez de chaussée est aussi à suspension pneumatique.

S’il rêve d’avoir un 4x4 rehaussé, il a l’air dingue de sa BX.

Il a aussi deux-trois vieilles américaines et un tracteur.

Moi aussi je veux bien manger du hareng si c’est pour avoir un garage immense dans le creux d’un fjord magnifique…
Ah non c’est vrai, il n’y a plus de hareng (enfin si, sûrement, mais plus assez quand l’usine a fermé ;-))



Bon, je dois avoir perdu l’essentiel de mes lectrices, je vais peut-être revenir à l’Islande… Razz

5000 ISK la réparation de pneu. Très raisonnable.

Bon, avec tout ça il commence à faire tard.

Et on avait aussi prévu de passer par Drangsnes.

On ne traîne plus trop sur la route.







Petit bestiaire :









Drangsnes :


A drangsnes, des hot pots, mais déjà presque tous occupés.

Et une maison à la déco subtile.





(c’est pas le Grand Schtroumpf dans le fond ?)

Allez, petit début de coucher de soleil…



Si l’idée était de commencer une partie du trajet vers Latrabjarg, à l’ouest de l’ouest, ce ne sera plus pour aujourd’hui.

On revient donc à notre camping-piscine d’Holmavik.

:-)

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Mar 25 Oct - 12:56

Jour 15 : ta gueule, Michel !

(ça fait déjà 12 jours qu’on est en Islande)
(c’est pour ça qu’on est au jour 15)

(ce compte-rendu est d’une logique à toute épreuve)

Aujourd’hui on va essayer de faire sobre…
(NDLR une fois tout écrit : mouah ah ah)

Enfin, sobre… encore pas mal de photos (juste 100…..) mais plus légères à charger.

Jour 15, donc, cette fois-ci, on va plein ouest.
Cherchez pas, plus à l’ouest que notre destination, c’est dans la flotte.



Et titine ne sait pas nager, elle préfère quand elle a roue, que voulez-vous.

Aujourd’hui donc, Latrabjarg.

Mais on est dans les fjords de l’ouest. Et même si nous quittons notre camping d’Holmavik relativement tôt (si, 9h c’est super tôt quand on est en vacances, quand je pense qu’à une époque je pouvais presque me lever à cette heure-là pour aller bosser… ça a bien changé, putains de trajets).

On fera juste un petit arrêt au supermarché d’Holmavik pour se ravitailler en couques (le truc que les Belges y mangent au tidéj, si monsieur).


Je ne vais cependant pas vous faire languir plus longtemps, y’a pas grand-chose à raconter, mais beaucoup à regarder.

C’est pas compliqué : la route est dégueulasse, les paysages sont splendides.


(PB)


(PB)

Et il ne faut pas attendre longtemps avant de tomber sur le premier paysage qui tue.


(PB)





(argh)
(je suis mort)

Hum, bref.

Et ce compte-rendu ne serait pas ce compte-rendu s’il n’y avait pas ma titine au moins une fois dans l’histoire.



C’est le Terrano le plus photographié de l’histoire de l’automobile (vous allez vraiment finir par croire que je ne fais que bouffer et faire des photos de ma voiture, c’est très injuste, parfois, je dors aussi, enfin, quand je ne fais pas ce compte-rendu).

Bon, j’avais dit sobre.
Sacrebleu de bon sang de bordel.

Donc.

Pas grand-chose à raconter mais beaucoup à regarder disais-je.


(PB)


(PB)




(PB)

On roule déjà depuis un petit moment quand on tombe sur ce paysage-ci.



De mémoire on est à peu près à mi-chemin (je dis de mémoire parce que ma valeureuse carte qui a un peu morflé cet été s’est détachée du mur, c’est un signe, elle a envie de repartir, et les cartes ne mentent jamais ! C’est mon côté cartomancienne).

(ah ben oui, j’ai un côté cartomancienne)

(pourtant j’aurais plutôt tendance à mettre un poisson rouge dans les bocaux plutôt que de regarder dedans mais bon)
(comment ça c’est pas la même chose la boule de cristal et la cartomancie ?)

(j’aurais pas dû lire Pif Gadget quand j’étais môme)

A ce stade du chemin, je maudis la route. Le superbe paysage ci-dessus est en pleine zone de travaux. C’est-à-dire que la route est dans un état pire qu’avant, si jamais c’était possible.

Enfin, on a parfois de belles zones bien goudronnées.


(PB)

Pas que j’ai envie de voir le goudron recouvrir ce beau pays (j’en vois déjà assez ici), mais d’un point de vue purement conductif, si, on dit conductif, d’abord, m’interrompez pas avec de la grammaire, d’abord Grevisse s’étais un Belge alor fète pa lé mallins, je ne sais plus ce que je voulais dire, ah si, d’un point de vue purement conduisant, le goudron,c’est vachement plus roulant et reposant.

Bitume qu’il est parfois difficile de ne pas quitter des yeux tellement le paysage est fantastique.

Voyez la taille de cette maison par rapport à ces falaises immenses…


(PB)

En hiver ça doit être dantesque.


(PB)

D’ailleurs les locaux on prévu de quoi d’abriter en cas de coup dur.
Genre pour les motivés qui font le périple autrement qu’en été et en voiture.



Ce qui était comique là-haut, c’est que la voiture bougeait avec le vent. 1895 kg quand même, à vide. J’ai même une vidéo où l’on voit la petite maison dans les cailloux bouger à cause que la voiture bougeait. Le tout sur fond de « femmes des années 80 » de Michel Sardou. Je ne pensais pas avoir eu ça un jour sur une compilation de vacances. Quand je pense que j’ai foiré le transfert de René Binamé et des Bérus, ça me fait mal.

Mais bon.

Allez, continuons.




(PB)


(PB)


(PB)

(tiens, une cascade, ça faisait un bail, au moins 24h).

J’en ai tellement marre des trous que je finis par en faire une photo.

Evidemment, en photo, ça ne donne rien et vous allez encore croire que je fais ma chochotte.



Mais titine ne perd aucun boulon (par contre la table pique nique se dévisse tout le temps… on reviendra en ayant perdu tous les écrous… Razz) et nos dos résistent. L’autocollant qui se trouvait sur le moyeu avant gauche, qui tenait depuis 15 ans, c’est cependant fait la malle depuis le premier jour.

Les fjords de l’ouest sont quand même fascinants.
Je ne sais pas si c’est la météo, superbe, les paysages, magnifiques, la variété, étonnante, ou les couques du matin, mais purée, que tout ça est beau.

Il y a de ces plages de sable fin absolument extraordinaires et à la présence presque surréaliste à ces latitudes.


(PB)



(linaigrettes)


(grosse montagne islandaise)

Evidemment, tout ça est encore plus impressionnant vu d’en haut. Et comme on n’arrête pas de faire le Sisyphe, les occasions sont fréquentes.


(PB)


(PB)

Tiens, un petit panneau qui nous rappelle qu’on est quand même dans une zone pas franchement super peuplée.



La route que l’on prend nous permet aussi de constater que les Islandais ont un petit côté accumulateur.

Genre on garde les bateaux qui viennent s’échouer chez nous, ça occupe les touristes qui passent.




(PB)



C’est comique, ce bateau entre deux eaux…


(PB)


(PB)

Là je vous épargne tous les doublons mais quand vous lâchez deux photographes près d’un bateau rouillé, ça crée du kilobyte.


(PB)


(PB)



Heureusement que le paysages alentours est tout aussi joli.



ça fait une respiration parmi les photos de bateau échoué.


(PB)

(notez le super ciel bleu que l’on a aujourd’hui)



(et le superbe Terrano)

On ne manquera pas non plus de faire un petite halte à Raudisandur, les plages de sable rouge qui est en fait plutôt ocre.


(PB)

La route qui y descend est pire que tout, elle est d’ailleurs en train d’être refaite.


(PB)


(PB)

Tout en bas on est face à une plage magnifique. Personne à l’horizon.
Et un vent qui souffle en rafales bien surprenantes.

Et une église photogénique. Fermée aussi.







La plage est recouverte d’une fine pellicule d’eau, parfois plus très fine d’ailleurs.



Nos pas côtoient ceux des habitants du lieu…







Et l’église se reflète dans l’eau…



Et vous savez quoi ?
Même ici il y a des moutons !



Il est pas beau le paysage ?
Il déchire grave, non ? (tentative de parler jeune)

Trop l’éclate !




(PB)

Et quand je vous dis qu’il n’est pas rouge, le sable…



Les p’tits z’habitants…







Bon allez, on s’casse.

On a une falaise à oiseaux à aller voir, à Latrabjarg.

Avant ça, cimetière d’engins de chantier…


(PB)

Regardez-moi ces vagues !


(PB)

On verra même des dunes !


(PB)


(PB)

Et un avion de la Navy !

(à ce stade je me demande si le plus incongru est d’avoir un AVION dans la NAVY ou bien de voir un avion de la Navy ici, au fin fond de nulle part).


(PB)

Encore deux vues sur fjord…


(PB)


(PB)

Avant d’arriver à Latrabjarg.

Ce sont des falaises.

Mais mieux vaut prévenir que guérir doivent se dire les Islandais.

Toujours aussi expressifs, leurs panneaux…



Allez, un petit peu d’histoire…



Et puis on se lance en plein folie.

La folie de la falaise qui piaille.
La folie du Macareux.
La folie du déclenchement compulsif.

Cet endroit est indescriptible.

Au départ ça n’a l’air de rien, limite banal.

Mais quand on arrive en haut, à 5’ du parking, c’est la claque.





Ces falaises sont immenses et remplies d’oiseaux. C’est Honk-Kong-sur-falaise. Le mont Ventoux un jour de Tour de France. La rue Neuve au début des soldes. L’administration communale à 16h. Le Grand Bazar d’Istanbul. Bref, c’est la folie furieuse.

Les piaillements sont incessants. ça vole de partout. ça chie de partout aussi (heureusement assez peu en vol…).

C’est terriblement impressionnant. Je suis resté un moment sans bouger, à regarder ce spectacle incroyable (pour ceux qui me connaissent, rester sans bouger d’étonnement est un événement en soi Razz).

Il y a ici une quantité de macareux invraisemblable.
Et ils sont encore moins farouches qu’un pigeon bruxellois.

Et vachement plus colorés, aussi.

Mitraillez, jeunesse.
(photos pour la plupart non créditées, on a mélangé les appareils)








(PB)

J’adore celle-là… une des plus belles du voyage. Zéro trucage à part une légère retouche couleur.







(niaouuww, tacatacat, chbourrrrrhmm !)



Celui-ci s’envole au mépris des plus élémentaires règles de composition.

C’est vrai que ça a tendance à voler comme un fer à repasser ou un Tupolev, un macareux. Ils volent, mais t’as pas l’impression qu’ils maîtrisent vraiment leur affaire. Mais ils volent.
(eux !)



Sur la falaise, il n’y a pas que des macareux, mais aussi des Guillemots (si je ne m’abuse)




(pas ça, non Razz)



(hein qu’il a une bouille craquante ?)



Pour ne pas faire de jaloux, la falaise a droit à sa séance photo privée.





Entre deux macareux Razz





Falaise…









Macareux Razz !









(ah non, pas macareux ça)







On est tellement à l’ouest qu’on aperçoit même la statue de la Liberté.



Sisi, là-bas, au loin…

(c’est vraiment n’importe quoi)


Bon allez, le jour commence tout doucement à se coucher.

C’est qu’on est arrivé à 19h, à Latrabjarg !

Sur la carte ça sinue méchamment, je vous confirme qu’en vrai, on n’avance pas vite.

On dit au revoir à nos amis à plumes…






On s’arrêtera, pour la nuit, au camping qu’il y a à 2km de là.

Un camping avec une grande pelouse, presque personne, une vue sublime et des commodités.
Gratos. Y’a pas de douches, mais j’ai appris à ne plus me gratter quand ça chatouille de crasse.



Bonne nuit bien méritée.



Demain, on met le cap sur la péninsule de Snaefelsnes.

EN BATEAU !!!!!!!!!
(trop content de ne me pas me retaper cette foutue route dans l’autre sens, moi Razz)

Soleil couchant….





Et toutes mes excuses à celles et ceux qui ont encore « feeeemme, êêtre une feeemme » en tête.

Encore plus désolé pour ceux qui l’avaient oublié et qui l’ont de nouveau en tête maintenant.

Sisi, je compatis.

Sérieux.

Essayez du Chantal Goya, ça peut marcher.

(…)

Wink









(ce matin, un lapin…)

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Mar 25 Oct - 14:52

Dites...

Je me rends compte que Firefox explose littéralement sa quantité de ram utilisée quand je charge ce topic.
Avez-vous le même phénomène ?

En même temps, la page reprend 8 jours de compte-rendu, soit plusieurs centaines de photos.

Y a-t-il un moyen de réduire le nombre de topics sur la page et/ou de diviser les existants ?
Facile pour un modo ou dois-je éditer ce que j'ai déjà posté ?

Ou bien vous n'avez aucun souci de votre côté, c'est possible aussi Wink

Merci Very Happy

Bifidusse

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  spiroule35 le Mer 26 Oct - 21:19

Eh bien écoute, je pense que ça dépend du matos que tu as -même si je ne suis pas du tout calé en informatique !!!

Car il se fait qu'effectivement :

- Avec mon Net-Book (mini-pc, écran 11", 1,6 GHz, Ram 1Go), je n'arrivais plus à ouvrir ton sujet hier, et que ça faisait plusieurs semaines que ça commençait à ramer sévère....

- Et là, MIRACLE !!!!!!!!, Je viens de faire évoluer et actualiser ma vieille tour de 7 ans chez un spécialiste, carte mère, carte vidéo HDMI (PC branché direct sur TV HD, un régal pour les vidéos de concerts !), 3 GHZ x2, RAM 4 Go, le tout pour 200 € avec MO et réinstal. complète ... Et là, ça me change la vie, ça a chargé en 3-4 secondes...

Après, peut-être qu'il faudrait diviser ton sujet en plusieurs autres, mettre l'équivalent de 2 pages pleines par exemple par sujet (là, on est à la quatrième)...

Mais je laisse Tom l'Admin prendre la meilleure décision, il est bien plus calé que moi...

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Admin le Mer 26 Oct - 23:31

Effectivement, cela dépend beaucoup du matos que tu possèdes, et ensuite du débit internet que tu possèdes. Mais il est vrai que ton sujet est " costaud " quand même.
Si ça devient trop gênant, dis moi le et on divisera ton sujet en plusieurs.

Pas de souci pour ça

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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Ven 4 Nov - 2:20

spiroule35 a écrit:Eh bien écoute, je pense que ça dépend du matos que tu as -même si je ne suis pas du tout calé en informatique !!!

Car il se fait qu'effectivement :

- Avec mon Net-Book (mini-pc, écran 11", 1,6 GHz, Ram 1Go), je n'arrivais plus à ouvrir ton sujet hier, et que ça faisait plusieurs semaines que ça commençait à ramer sévère....

- Et là, MIRACLE !!!!!!!!, Je viens de faire évoluer et actualiser ma vieille tour de 7 ans chez un spécialiste, carte mère, carte vidéo HDMI (PC branché direct sur TV HD, un régal pour les vidéos de concerts !), 3 GHZ x2, RAM 4 Go, le tout pour 200 € avec MO et réinstal. complète ... Et là, ça me change la vie, ça a chargé en 3-4 secondes...

Après, peut-être qu'il faudrait diviser ton sujet en plusieurs autres, mettre l'équivalent de 2 pages pleines par exemple par sujet (là, on est à la quatrième)...

Mais je laisse Tom l'Admin prendre la meilleure décision, il est bien plus calé que moi...

C'est vrai que j'ai testé ça sur le pc du bureau, qui a ses limites...



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Re: Un petit tour d'Islande...

Message  Bifidusse le Ven 4 Nov - 2:21

Admin a écrit:Effectivement, cela dépend beaucoup du matos que tu possèdes, et ensuite du débit internet que tu possèdes. Mais il est vrai que ton sujet est " costaud " quand même.
Si ça devient trop gênant, dis moi le et on divisera ton sujet en plusieurs.

Pas de souci pour ça

Ben si ça ne dérange que moi, non, je vais juste faire plusieurs messages pour une seule journée alors.
J'ai aussi diminué la qualité des photos, pour alléger le tout.

Merci Smile

Bifidusse

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